2008 – El Acebo à Santiago

2008 – EL ACEBO – SANTIAGO
 
 
13 Mai 2008
 
 
EL ACEBO – MOLINASECA            9,4 km
 
 
Nous nous retrouvons une nouvelle année et dernière année pour les chemins de Compostelle ! Nous sommes arrivés à l’aéroport de Beauvais-Tillé à  7 h, quand Florence
remarque qu’elle n’a pas sa carte d’identité !  Panique, il faut donc repartir chercher la carte avant l’embarcation. Ouf ! 5’ avant la fin pour l’embarcation , nous partons tous : Jacques, Pierre, Ghislaine, Anne-Marie, Jeannot, Olivier et Florence.
 
A la douane, au contrôle des bagages, Pierre et Jacques sauvent leurs sandwichs mais perdent l’H2O, quant à Olivier et Florence, ils perdent leur crème solaire car plus de 100 ml ! Dommage ! sinon tout va bien, rien d’autre de croustillant concernant l’aéroport.
 
Nous sommes arrivés à Madrid à 10 h 30.
Au moment de récupérer le véhicule (un Peugeot 807) nous avons dû constater les dégâts sur celui-ci, car l’arrière du véhicule était endommagé.
 
Après multiples kilomètres nous avons un petit creux : pause sur l’autoroute pour pique-nique !  A gla gla !! nous avons un peu froid car pas de soleil, nous le cherchons.
Après une pause à Astorga, nous arrivons à Molinaseca  où nous attendent Jean-Marie et Marie-Rose.  Grande retrouvaille !
 
Jean-Marie nous propose de faire le dernier tronçon entre El Acebo et Molinaseca (9,5 kms) Tout le monde accepte.
Sur le chemin beaucoup de senteur : du thym, de la lavande, des fleurs magnifiques et superbes châtaigniers (comme le dit si bien Jean-Marie des châtaigniers cévenols).
 
Nous poursuivons notre marche à travers les maisons à balcons en bois typiques. Malheureusement nous finissons le chemin sous la pluie ! Mais heureusement, un repas très copieux nous attend à l’auberge des pèlerins avant un repos salvateur.
 
A demain pour d’autre aventure !
La montagne à Molinaseca, ça revigore !
 
 
Florence
 
 

14 Mai 2008
 
 
MOLINASECA  -  CACABELOS               22,3 kms
 
 
                   7 h 45.- Petit déjeuner, pas possible avant, mais peu de kms pour cette 1ère journée. Croissants appétissants pas suffisant pour nous, Olivier se débrouille pour avoir du pain…
 
                   Sortons de Molinaseca , photo d’un beau St Jacques en pierre. Arrivée à Ponferrada : un pont médiéval très étroit sur le rio Boerza , tout restauré ; l’homme du XXième siècle en a construit un autre à côté pas très réussi, « l’œuvre d’art » Jean-Marie prend quelques photos. Chemin avec de très belles roses. Le long de la route beaucoup de cultures potagères, ce sont de très grands jardins, les maraîchers d’un certain âge doivent vivre de leur culture.
 
                    Arrivée à Pontferrada , château des templiers (grandiose) ; basilique de Nuestra Señora de la Eneima (églises) sur le chemin plusieurs statues et croix de pierre.
                    En sortant de Ponferrada , Anne-Marie se voit offrir une rose blanche par un passant, chacun a sa version sur ce geste…
 
                    La traversée de Bierzo, des vignes à perte de vue, quelques unes mal entretenues par rapport aux nôtres en France, Marie-Rose m’explique que pour l’érosion, il ne faut rien faire aux pieds des ceps.
 
 Devinette ?
-         Qu’est-ce que trois bouteilles d’eau devant la porte d’entrée d’une habitation ? de l’eau pour les pèlerins me répond Anne-Marie.
-         Qu’est-ce que six bouteilles d’eau dans tous les recoins d’une autre maison ? Mais non , c’est pour que les chiens ne fassent pas leurs besoins sur les coins des maisons , me répond Jean-Marie.
                    Voilà encore des illusions perdues !!
 
                     Les cigognes sont de retour, nous voyons plusieurs nids en différents endroits. Beaux champs de coquelicots.
                     Nous entrons dans Cacabelos, quelques belles façades et jardinières en forme de coquilles St Jacques.
                      Florence et Olivier, pas fatigués, visitent le musée archéologique.
                      Un ancien hôpital transformé en boutique « Moncloa de San Lazaro » Caverne d’Ali Baba où l’on trouve divers produits. J’achète une chouette pour ma collection perso,yeux jaunes pour le travail, yeux verts pour la santé, yeux rouges pour l’amour (il n’y en avait plus) . Sympathique commerçant qui nous offre me verre de l’amitié … Ensuite repas et repos pour partir en forme demain.
 
Ghislaine
 
 

15 Mai 2008
 
 
CACABELOS -  TRABADELO                  17,9 kms
 
 
                       Départ 8 h 40. Arrivée sous des trombes à Villafranca del Bierzo vers 11 heures après un stop and go par l’église de Santiago où « Sœur Anne-Marie » tamponna les créanciales de toute la « fine » équipe. Avant d’arriver audit lieu , nous traversâmes moult vignes bordées d’aneth et de rosiers plus buissonneux et odorants les uns que les autres. Au détour d’un chemin, nous croisâmes enfin des compatriotes. Qu’il est agréable d’entendre la langue de Molière plutôt que celle de Goethe ou autre Cervantès.
 
                       Aujourd’hui, dans notre périple, notre pauvre Marie-Rose a dû nous abandonner pour cause de hanches réfractaires aux intempéries. Elle en profita pour véhiculer Jeannot et autres bouteilles d’apéritif dont l’évaporation du contenu ne sera pas due à la canicule !
 
                       Après un déjeuner dans la pénombre, puis une attente en terrasse due à un orage passager, nous passâmes devant le Palais de St Nicolas.  A noter que cette ville de Villafranca del Bierzo, comprend également un château fort en partie restauré et, semble-t-il un couvent, etc…
 
                       L’orage passé, le « chef » Jean-Marie pria aux yeux d’Anne-Marie, Ghislaine et Jacques de s’ouvrir, rappelant qu’au menu environ 8 kms attendaient les pieds de tous. Ils furent parcourus le long de la Nationale 6 sous un soleil qui daigna enfin nous réchauffer. Une halte intermédiaire eut lieu à Pereje.
 
                       Tout le monde rejoignit l’hôtel Mova Ruta , nouveau lieu de villégiature d’un soir vers 16 h 10, étant observé qu’Olivier ayant une mine patibulaire était soutenu par Florence. Il faut dire que notre ami, après avoir terminé la soupière du déjeuner, attaqua avec son coup de fourchette légendaire, une paella tout droit sortie du congélateur. Que peut-on espérer pour demain ?  Du soleil pour tous, une hanche en forme pour Marie-Rose, le tout pour une ascension (peut-être) vers O Cebreiro.
 
Pierre  
 
 

16 Mai 2008
 
 
TRABADELO – O CEBREIRO                   19,8 kms
 
 
                        Nous quittons le sympathique hôtel Nova Ruta à 7 h 40 pour effectuer ce qui est considéré comme « redoutable » : l’ascension du mont Cebreiro.
 
                        Commençons par le commencement :
                         Au petit-déjeuner, nous avons vu à la télé qu’on annonçait de la pluie toute la journée, c’est donc bien équipés pour affronter les intempéries que nous attaquons le camino. En fait, nous n’avons pas eu d’eau, une bonne route goudronnée pendant une bonne dizaine de kilomètres et très souvent du soleil.
                         Cela commence comme une promenade le long du Valcarce. Hameaux et villages se succèdent et on marche assez peinards en attendant la « fameuse » montée du Cebreiro.
 
                         Les petits villages de Ambasmestas , Vega de Valcarce et sa charmante église ; près de Rutelan on aperçoit les deux immenses ponts autoroutiers qui, de loin, semblent être l’un sur l’autre : l’ouvrage de l’homme au milieu de l’œuvre de Dieu.
                         Puis, heureuse surprise : Marie-Rose nous attend dans la Land Rover avant que nous quittions le goudron pour emprunter ce qui sera le début de notre vrai camino ; agréable sustentation avant de l’emprunter.
 
                         Le début est des plus agréables : paysage verdoyant, bon soleil. On commence à monter mais le paysage est tellement beau que l’on s’arrête pour l’admirer (pas encore pour « pauser »).
                         Puis, le temps devient moins clément, les nuages ont tendance à passer du blanc au gris, puis au gris noir et la fraîcheur se fait sentir. Nous arrivons alors, certains par la route goudronnée relativement facile, et d’autres (Flo et Olivier) par un chemin assez malaisé,semble-t-il , à La Fasa où nous nous retrouvons tous dans la sympathique auberge « Bar de Mary » où un bon repas nous remet en forme pour le dernier tronçon.
 
                         Alors là, mes amis, c’est moins dur que ce que l’on pensait à force d’entendre dire, et de lire, je cite :  «  l’ascension du mont Cebreiro est l’un des moments les plus intenses « de la marche jacobite. La pente en est rude et la montée interminable, chemins creux, « humides, boueux par endroits, les pavés de la très ancienne calzada glissent, la plupart sont « usés en leur centre ». j’arrête ici la lamentation qui se continue aussi pénible….
                         Non, mes enfants, n’exagérons pas. On ne peut pas dire que c’est une petite promenade de santé,  non ! Oui, c’est un bon effort, mais avec l’agrément d’un magnifique paysage que l’on regarde quand même, et pas seulement le bout de ses pieds..
                          Et puis, ou plutôt, enfin : grand bonheur, on voit d’abord un long, un très long mur et au bout : un charmant village : c’est CEBREIRO.
 
Jacques
 
 

16, 17 Mai 2008
 
 
O CEBREIRO – TRIACASTELA               21,1 km
 
 
                         Eh oui ! me voilà condamnée à suivre mes vieux compagnons de chemin par la pensée et de faire le parcours à bord du 4×4 !!!
                         A notre arrivée à O’CEBREIRO , après avoir pris possession de nos petites chambres, Jeannot et Jean-Marie partent en reconnaissance pour demain et, pendant ce temps, nous faisons signer nos créanciales à la petite église où a lieu une messe pour un groupe de pèlerins allemands dans l’église du 11ème siècle de Santa Maria la Real contenant le calice miraculeux et les fonts baptismaux où l’on plongeait les futurs baptisés.
                          Nous faisons le tour de la petite place, admirons en bordure d’un « balcon » ce paysage splendide aux couleurs et formes variées. Que la nature est belle ! et avec le soleil couchant, c’est splendide !!
 
                          Quelques petits achats dans les boutiques artisanales (celtiques ? à éclaircir , pourquoi tant d’objets d’inspiration celte ?) . Ghislaine et Florence ont flashé sur une chouette pèlerine.
 
                          Après un repas copieux et qui varie peu des précédents, chacun retrouve son lit.
 
                          Ce matin, Pierre, même avec son sirop antitussif a passé une mauvaise nuit, aussi décide-t-il de me tenir compagnie. Le reste de la troupe part d’un bon pied et bien couvert (il fait 4,5°) pour accéder au prochain sommet.
 
                         A midi, arrêt, à Biduelo où nous attend un sympathique aubergiste espagnol parlant français (car marié à une française) qui nous sert sa charcuterie-maison, une soupe au choux, un steak et en dessert, une crème renversée succulente, du fromage accompagné de miel, le tout produit par la ferme. Cela nous a réchauffé le cœur et le corps car les marcheurs ont trouvé bruine et brouillard dans la montée. Florence a des problèmes de dos, donc pas de descente et massage au « bauma du tigre » à l’arrivée, et demain ? ô miracle nous n’aurons pas un tigre mais un cabri sur le chemin !!
 
                        Ultreïa
 
Marie-Rose
 
 

18 Mai 2008
 
 
TRICASTELA – SARRIA           18,5 km
 
 
                        Après les repas pantagruéliques de la veille, nous voilà devant un petit déjeuner proposant des pyramides de pain grillé que tout le monde apprécie.
 
                       Départ  à 8 h 15 sous la pluie. « Quatre pattes » (Jean) ainsi surnommé par Pierre à cause de ses deux cannes est parti au quart de tour et prit la tête du groupe. Alors que Pierre tel un moteur Diesel eut du mal à démarrer mais dès que la mécanique fut bien chaude, il reprit la tête du groupe pour finir par nous distancer de 2 kilomètres à la pause déjeuner alors que « 4 pattes » finit l’étape dans le groupe de queue. Quel dommage après un si beau départ !
 
                       Nous avons de la pluie toute la matinée et Jean-Marie peste contre la cape grand luxe qui le protégea ¼ d’heure, ensuite il était plus trempé que sans : quelle déception ! Finalement les capes 1er prix sont simples mais protègent mieux.
 
Au détour d’un hameau nous avons eu la chance d’assister à la naissance d’un veau en pleine pâture que les agriculteurs sont venus récupérer avec une brouette pour le ramener au chaud à la ferme. Quelle belle leçon de chose.
 
                        12 H. Après 14 kms vallonnés, arrivée à Aguida où l’heure du déjeuner a sonné. L’endroit choisi : un petit bar où l’on a eu du mal à trouver suffisamment de chaises pour s’asseoir. Le menu est unique mais fut copieux et délicieux. La patronne nous proposa même une grappa maison. Anne-Marie propose d’en verser  quelques gouttes dans le café, toutes les femmes même Marie-Rose ont dégusté ce doux breuvage.
 
                        13 h 30.- Le départ pour Sarria fut un peu difficile, pour cause !
                         L’arrivée à Sarria  fut marquée par la découverte de notre premier hôtel grand luxe, lequel n’avait malheureusement pas d’ascenseur.
 
                        17 heures.- Une visite du monastère de Samos est proposée, suivie des vêpres, par Flo et Olivier. Accord du groupe. Sur place on loupe le départ de la visite de 17 h 30. Florence prit l’initiative de tirer la cloche fixée sur la porte d’entrée. Bien mal lui en a pris car un moine peu commode surgit, lui expliquant qu’il s’agissait de la cloche contre les incendies et qu’elle devait attendre la prochaine visite. La visite nous a permis de découvrir un immense monastère avec deux cloîtres, une monumentale église et des peintures modernes racontant entre autres la vie de Saint Benoit qui dépareillent avec l’architecture quasi millénaire de ce dernier.
 
                        Après avoir marchandé le cadeau de Flo (pour ses 33 ans) avec  le moine peu commode du début, avons assisté aux vêpres qui ne furent pas à la hauteur de nos attentes (pas de chants grégoriens, peu de voix).
                       Après un repas bien présenté, nous sommes allés nous coucher en vue de l’étape du lendemain vers Portomarin.
 
Olivier
 
19 Mai 2008
 
 
SARRIA – PORTOMARIN                  22,6 kms
 
 
                       L’étape du jour avait déjà occasionné une forte discussion lors du dîner du dimanche soir : à quelle heure voulez-vous arriver ?  à quelle heure part-on ? 
 
                      Nous avions des propositions mais les 3 gars qui avaient fait la reconnaissance ne lâchant aucun détail, vaine était la parlotte ! Rendez-vous pris pour un petit-déjeuner à 8 h 15, décision sans discussion.
 
                      Et ce matin, il ne pleut pas, les chaussures sont humides puisque le bel hôtel était au régime d’été : pas de chauffage à partir de telle date. Le ciel est plus ou moins couvert mais pas de marcheurs encapés.
 
                      Tout au long du chemin, c’est presque de la voltige, précision du geste pour ne pas glisser dans la boue, pour franchir à pieds secs les ruisseaux sur d’étranges dalles de pierres ou pour descendre des chemins caillouteux.  Comme nous sommes tous à la hauteur, aucun faux pas, aucune chute.
 
                      Chacun a pu aller à son pas pour musarder s’il le voulait puisque le temps le permettait. Les plus rapides n’ont pas eu à se refroidir puisque le sieur Soleil permettait d’attendre celles qui avaient pris leur temps.
 
                      Enfin nous voilà rassemblés au km 100. Bien sûr le km 1000, c’était autre chose, ici nous parlons de ce qui nous reste à parcourir et je suis sûre que chaque kilomètre franchi met du baume au cœur de Jacques.
 
                      Ce cheminement au cœur de la Galice nous offre de magnifiques hórreos (greniers à grains), perchés sur 4 pieds (hors humidité et difficultés pour les petits rongeurs d’aller se restaurer).  De petits murets longent le chemin, certains très caractéristiques où l’assemblage des pierres relève d’une véritable architecture. L’œil de Jeannot n’échappe pas à ces découvertes. Enfin de majestueux châtaigniers et chênes qui en imposent par leur forte stature.
 
                     L’arrivée à Portomarin , ville engloutie mais dont les monuments ont été déplacés lors de la reconstruction de la cité , se fait toujours en grimpant pour atteindre l’hôtel.
                     Ce fut, encore aujourd’hui, une marche avec de nombreux dénivelés qui ne rebutent aucun pèlerin puisqu’ils sont toujours aussi nombreux sur el camino.
 
 
Anne-Marie
 
 

20 Mai 2008
 
 
PORTOMARIN – PALAS DE REI             25,1 km
 
 
                     Après un déjeuner copieux (avec une variété importante de produits) nous partons vers 8 h 15 vers « Palas de Rei » pour 25 kms. Il ne pleut pas mais le brouillard est dense. Nous marchons aujourd’hui à 11 personnes : Jacques et Danièle sont arrivés hier au soir et ont pris leur repas avec nous.
 
                     La sortie de Portomarin est assez raide , soit 2 kms de montée, puis on retrouve le plateau. Chacun marche à son rythme plus ou moins vite. Pour ma part je marche avec Jacques jusqu’au plateau les 3 premiers kilomètres et puis j’accompagne Anne-Marie qui donne quelques signes de fatigue ainsi que Florence.
 
                     Le soleil apparaît enfin vers 10 heures ; la marche ralentie durera jusqu’à 11 heures, heure à laquelle nous sommes arrivés à « Hospital de la Cruz » où j’étais attendu  par Marie-Rose avec le 4×4 à 12 kms.  Vu les circonstances, Mimi et moi, nous sommes repartis chercher les voitures et avons laissé Florence que l’on repris  au retour de Portomarin.
 
                     Nous sommes arrivés à « Eirexo ? » au restaurant à 12 h ½  (à 17 kms) où nous avions réservé le repas.  Jacques et Pierre étaient déjà arrivés et nous attendaient. L’ensemble des autres marcheurs sont arrivés un quart d’heure après. La nature est magnifique, nous sommes en pleine zone rurale loin des grandes routes et vers 14 h c’est le départ des marcheurs et nous trois, Marie-Rose, Florence et moi prenons chacun une voiture et allons vers l’hôtel à 9 kilomètres.
 
                      A 19 h nous avons fêté l’anniversaire de Florence et pris un petit pot dans la bonne humeur en regardant les photos du départ, il y a 7 ans du Puy sur l’ordinateur de Jean-Marie. Dans l’attente de voir mieux.
 
                      P.S. Jacques et Danièle ont mis plein d’ampoules à leurs pieds.
 
 
Jeannot
 
 

21 Mai 2008
 
 
PALAS DE REI – CASTANADA                23,2  kms
 
 
                      Ce mercredi matin 21 mai 2008, nous quittons Palas de Rei pour Meride. Le ciel est dégagé, pas le moindre soupçon de pluie, pourtant, à mi-chemin, elle est arrivée. Les capes furent précipitamment sorties des sacs et la rando put se poursuivre : Amerlo en nu-pieds « because bigs ampoules ». Marie-Rose et son land étaient au rendez-vous au km 11.  Elle embarqua Jeannot et Amerlo. Le rendez-vous était donné à la « Pulperia ». Au menu : poulpes hyper pimentées, gambas qui n’étaient en fait que des crevettes, viande et desserts variés (barbes de Santiago, tarte au fromage et autres). Je laisse la plume à mon conjoint pour la suite des évènements.
 
Danièle
 
 
                       Je suis très pessimiste pour demain, d’autant que le temps est plus qu’incertain…Il est 20 heures, c’est l’heure du repas et je ne voudrais  pas faire attendre mon groupe, car pour eux l’appétit ne vient pas qu’en marchant….
 
Amerlo
 
 
                        Après le repas, un groupe marche jusqu’à Castaneda, d’autres s’arrêtent à l’hôtel pour se reposer ou soigner leurs pieds. Du travail pour Ghislaine ; ce soir pour réparer les ampoules de Pierre et surtout celles de Danièle et de l’Amerlo.  Jeannot et moi partons faire la reconnaissance du trajet de demain : récupération de Jeannot à As Calzadas, repas à Salcedo et hôtel à Rua. Il faut faire très vite car les marcheurs nous attendent à Castaneda pour le retour à Melide.  Coup de téléphone : « Que faites-vous ? !! nous vous attendons depuis longtemps !… » Avec Jeannot nous faisons l’aller-retour dans le village… Personne…Où sont-ils ?
 
                        Bien installés, sous une terrasse ombragée avec un bon rafraîchissement, nous regardant passer et « rapasser » (en picard) !!! Ils nous ont bien fait marcher !!
 
                        Après un bon accueil de nos hôtes et un bon repas…. Dodo….. Santiago s’approche.
 
Marie-Rose
 
 

22 Mai 2008
 
 
CASTENADA – RUA                 24,1 kms
 
 
                         8 h 15.- Départ en voiture jusqu’à Castenada sous un rayon de soleil. Les pieds bien pansés. Jean-Marie n’a pas l’air de souffrir de sa chute au bas du lit à 2 h du matin ! Pas de pluie. Enfin  Je récupère Jeannot, tout se passe comme prévu.
 
                         Quand je veux démarrer le 4×4, pas de batterie, plus de forfait sur mon téléphone, tout le monde est parti. Je fais appel à un aimable agriculteur galicien qui me conduit au restaurant où je retrouverai bien quelqu’un pour me dépanner.  Sur les conseils de Jean-Marie, je vérifie le coupe-batterie et voilà, tout remarche. Ouf !  Entre-temps Mimi trouvant le lieu de rendez-vous trop loin et à bout de forces s’est allongée : « Maintenant, ils viendront me chercher !! «  s’exclama-t-elle , ce qui fut fait et après ces péripities, nous avons apprécié le frugal repas et de rester un moment assis.
 
                         Ensuite, en avant pour la fin de l’étape.
 
 
Marie-Rose
 
 

23 Mai 2008
 
 
RUA – SANTIAGO
 
 
C’est aujourd’hui vingt trois mai
Qu’étant nullement fatigués
Attaquons la dernière étape
Il faut le dire : sans grande hâte
 
Il n’est donc pas tellement tôt
Quand nous quittons l’hôtel Pino
Et prenons ce bon camino
Qui nous conduit à Santiago
 
Il pleut, nous y sommes habitués,
La pluie réjouit le pèlerin
Quand elle est, dit-on, du matin
Pour nous ce sera la journée
(nous sommes donc pleins de gaieté)
 
Petits hameaux nous traversons
Ruches en paille sur pilotis
Vieilles maisons en abandon
Couvertes de lierre à la folie
 
Et puis voilà les « horreos »
Où l’on conserve le maïs
Cela ressemble à des caveaux,
Curiosité de la Galice
 
Et puis forêt d’eucalyptus
Grands échalas aux feuilles pendantes
C’est bien plus grand que des cactus
Et elles sont odoriférantes.
 
Il y a aussi de vieux chênes
Qu’on appelle ici « carballos »
Datent-ils de Mathusalem ?
Quant même pas, mais pris en photo.
 
C’est maintenant l’heure de déjeuner
Car il faut bien se restaurer
Jean-Marie a fait le bon choix
Bon resto à Lavacolla.
 
 
 
Pour déjeuner devinez quoi ?
Le pulpo a la gallega
« El plato consiste en pulpo
« cocido durante tempo… »
 
Bien sustentés nous repartons
Sur le sentier de camino
Où en photo nous la prenons
La grande coquille de Santiago
 
Après encore beaucoup de pas
Qu’est ce qu’on aperçoit là-bas ?
Mais c’est le Monte del Gozo
Colline dominant Santiago.
 
Sur cette butte nous montons
Avec Pierre et Jean-Marie
De chaque côté nous regardons
On y voit rien, faute à la pluie.
 
Le monument n’est pas bien beau
Sur le socle on voit Juan Pablo
Et puis aussi San Francisco
Tous les deux en peregrino.
 
Nous cheminons jusqu’au poteau
Indiquant, enfin, SANTIAGO
Je prends Jean-Marie en photo
Qui nous mena avec brio
 
Dans la banlieue nous cheminons
Et croisons un grand monument,
Il est dédié aux pèlerins
Qui de bien loin arrivent enfin.
 
La pluie recommence à tomber
Dans notre marche vers la cité
Force nous est de nous abriter
Sous le store banne d’un café .
 
Heureux arrêt, puisque ainsi
Nous vîmes arriver bien trempées
Ghislaine et puis Anne-Marie
Qui derrière nous étaient restées.
 
C’est ainsi que, presque groupés
Nous marchons vers ce très haut lieu
Où les pèlerins rendent grâce à Dieu
De les avoir ainsi menés.
 
Le lendemain, messe à midi
En cathédrale somme réunis
Pour prier et aussi pour voir
Balancer le grand encensoir.
 
Après en auto nous partîmes
Nous transporter au bout là bas.
Ce lieu enfin nous vîmes
Où  Saint Jacques, en barque, arriva.
 
A la croix de Finisteria
Pour la photo on se groupa
Bien heureux d’être ensemble là,
L’amitié ne faiblira pas.
 
Y eût-il des hauts et des bas
Dans ce périple qui se termine ?
Pour moi ce fut toujours la joie
Et pour vous tous une grande estime.
 
Vous avez su, mes chers amis
Toujours créer un bon climat.
C’est dommage que ce soit fini…
Vers autre lieu, on ferait pas ?
 
    Jacques
 
 

 
 
Ce livret a été réalisé grâce à la participation de :
 
Les Pèlerins pour l’écriture
Jacques et Gilles pour la transcription des 2 cahiers
Anne-Marie et Olivier pour la mise en page et le tirage

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2007 – De Burgos à El Acebo

2007 – BURGOS – EL ACEBO
 
 
11 Mai 2007
 
 
BURGOS – LEON – CRUZ  DE FERRO (1500m) – EL ACEBO
 
           Nouveauté : pour retrouver Burgos : Beauvais , aéroport de Tillé – Madrid en 2 heures de vol, puis en voiture (location) 265 kms pour Burgos.
           Aéroport de Tillé : nous retrouvons Jacques , Jean, Anne-Marie , moi-même avec joie et bonheur pour les quelques jours où nous serons réunis.
           Nous passons l a zone de transit : fouille où nous nous sommes fait subtiliser : le gel douche, crème jour  à Anne-Marie / Jean : plus de mousse à raser (chouette pas de corvée de rasage) dentifrice / Ghislaine : shampoing et produit moustiques, nous n’en revenons pas / Jacques le raisonnable : rien.
           Embarquement et vol jusqu’à Madrid, petite sieste pour récupérer un peu d’une nuit un  peu courte…
          Arrivés à Madrid, nous récupérons notre véhicule de location une « Opel Astra » . Jean , notre chauffeur, vérifie  les bosses et rayures de cette voiture.  En route pour Burgos, nous sommes des as, nous ne nous perdons pas….  Sur le chemin 1er pique-nique .  Burgos : revisite de la magnifique cathédrale , et message téléphonique. Nous retrouvons Marie-Rose et Jean-Marie.  Eh oui, déjà plus d’un an que nous ne nous sommes pas rencontrés : joie !
          Comme d’habitude pour Jean-Marie : reconnaissance du trajet du lendemain avec Jeannot.
          Repas très copieux, cuisine familiale. Le ventre plein, nous allons nous coucher…
 
 
Ghislaine
 
 
 12 Mai 2007
 
 
BURGOS – CASTROJERITZ      30 kms
 
          Première journée de marche : surprise on n’ a pas eu chaud parce qu’il y a toujours un peu de vent.
         De nombreux pèlerins sur la route dès notre départ à 8 kms après Burgos.  Peu de curiosités touristiques sur le chemin, mais des espaces cultivés et un chemin presque rectiligne.. Nous n’avons traversé que 2 villages qui se rénovent . La partie du chemin  fait sur la route goudronnée (10 kms) a été facilitée car il n’y avait pas de circulation.
        L’arrivée a Castrojeritz  était interminable. Le village autour d’un piton rocheux se déroule sur plus d’un kilomètre  et trouver l’hôtel a été pénible. Le soir, la messe dite dans l’une des 4 églises a été expédiée en 20 minutes.  Quand nous avons demandé au curé de signer les créanciales , il nous a renvoyé  sur le « pas tout à fait curé » (synonyme de « suisse ») pour le faire !!!
        La journée a été moins difficile que ce que nous appréhendions.
 
Anne-Marie
 
13 Mai 2007
 
 
CASTOJERITZ – FROMISTA      26,1 kms
 
 
        6 h debout ! Rendez-vous dans la chambre de Ghislaine et Anne-Marie pour prendre le petit déjeuner autour d’une petite table et confortablement assis sur les lits. Jeannot arrive en nous demandant à qui  appartiennent les chaussures trouvées dans son sac ; à personne du groupe ! fou rire général !  Mystère ?
        Maintenant, il s’agit de sortir la voiture de Jeannot coincée par un  automobiliste et garée beaucoup trop près .  Jean-Marie emploie les grands moyens : crochet, corde élastique … ça y est le problème est résolu.  A leur retour , nous partons à l’assaut, comme beaucoup d’autres pèlerins , du plateau de Mostelaros (900m) par une rude montée . Ouf ! nous y voici en 40 minutes, mais là nous attend un vent d’ouest de face.  Jeannot et Jean-Marie retrouvent le pèlerin qu’ils avaient secouru l’avant-veille , avançant tout de même avec difficulté.
         Le ciel se couvre , le vent souffle toujours aussi fort.  Tout à coup, c’est l’averse, le chemin file à perte de vue devant nous, pas d’habitations  en vue, tout est plat, pas d’arbres, ce
ne sont que champs de céréales…Petite halte près de l’église d’Itero de la Vega où Jeannot reprend le 4×4 jusqu’à Boadilla del Camiño où il nous trouve une auberge pour nous restaurer et nous reposer de cette matinée à lutter contre le vent. La soupe dont rêvaient certains en marchant fut la bienvenue ; nous clôturâmes le repas par une bonne tasse de maté pour avoir l’énergie de terminer. Après avoir longé le canal de Castilla et pris une photo aux écluses, nous arrivâmes dans un charmant hôtel de Fromista , situé en face de la très belle église romane.  Le soleil était enfin revenu !
 
 
Marie-Rose
 
 
 

14 Mai  2007
 
 
FROMISTA – CARRION DE LOS CONDES        20,8 kms
 
 
             Après une nuit reposante dans le très bon hôtel de Fromista, attaquons el camino vers 8 h 45. Nous longeons la route nationale sur 3 kilomètres environ.
 
Puis notre groupe de caminante
Emprunte une sympathique variante,
Fini le bruit des voitures
Nous sommes dans la nature.
On y voit peu de pèlerins
Sur cet agréable chemin.
Arrêt dans tout petit hameau
Où Brésilienne nous prend en photo.
Puis c’est devenu bucolique
Nous longeons un charmant rio
Charmés par le chant des oiseaux
Que tout cela est magnifique !
C’est presque l’heure du repas,
Chic , on arrive près d’Ermita,
Fière construction qui s’élève là
On va goûter nos petits plats…
A Villalcázar de Sirga
C’est la très belle Iglesia
Où Santa Maria la Blanca
Vous guerit de vos aléas.
Et prenons le dernier tronçon
Qui nous conduit à Carrion.
Bien contents nous y installons
Et puis la ville nous visitons.
Ce fut une bonne journée
Le temps, quand même, nous a gâtés.
On est heureux d’avoir passé
Encore ensemble une bonne journée.
 
 
Jacques
 
 
 

15 Mai  2007
 
 
CARRION DE LOS CONDES – CALZADILLA DE LA CUERZA         16,8 kms
 
 
Aujourd’hui grasse matinée ! Rendez-vous à 8h sur la place pour charger les bagages .Départ pour le petit-déjeuner pris à l’extérieur de l’hôtel. Mais où est donc passé Jean-Marie ? Quiproquo , il est parti déposer le 4×4 plus loin et Jeannot n’a pas suivi.  Après le petit-déjeuner et quelques discussions sur le prix avec la serveuse , nous voici en route.
         Nous suivons encore un chemin rectiligne et caillouteux, mais aujourd’hui il est agrémenté de fleurs sauvages aux couleurs magnifiques, de touffes de « lavande papillon » , la température est agréable.
         Petite halte près d’une ferme pour prendre un petit en-cas avant d’attaquer la dernière partie du parcours . Au passage nous apercevons au loin un groupe de cigognes picorant dans un champ.
         Nous arrivons à l’hostal Camino  Réal où nous attend un bon repas avec une soupe bien appréciée.
         Après-midi détente , cartes postales, lessive, découverte de la prochaine étape par Jean-Marie et Jeannot.
         Un cycliste belge en mal de compagnie lie conversation. Il est parti de chez lui, via Vezelay. Il témoigne d’un meilleur accueil en France qu’en Espagne !!! (Est-ce un problème de langue ?)  Trouve qu’il y a trop de monde en Espagne et se sent bien seul ! . Il est mandaté par sa paroisse (1 millier de personnes) à qui il donne des nouvelles par l’intermédiaire de son épouse.
          Ghislaine nous offre gentiment l’apéritif en l’honneur de la naissance de son petit-fils Loïc .  Nous passons ensuite à table pour un copieux et bon repas.  Rendez-vous à demain à 7 h 45.
 
 
Marie-Rose
 
 

16 Mai  2007
 
 
CALZADILLA DE LA CUERZA  -  SAHAGUN      24 kms
 
 
            Un départ à 8 h 30 sous un ciel bleu qui se couvre dans la matinée ; Jeannot nous rejoint à 10 kms après avoir transporté des pèlerins allemands (une maman et son fils,  la maman étant très fatiguée).  Ghislaine aborde la route avec détermination, victime de la « tourista » , elle décroche après 11 H et va se reposer à l’hôtel.  La route ne présente aucune difficulté , aucune curiosité. Une surprise nous attend sur le chemin : 2 personnes (1 homme et 1 femme) ont préparé une pause gourmande avec thé, café, fruits, eau chaude, jus de fruits et même quelques légumes. Un grand cahier permettait d’écrire le ressenti et une cassette de payer son tribu.
             Un seul village avec 2 auberges (Moratinos) pour se restaurer. Le repas pris sur la terrasse de l’une d’elles ; le prix avait été majoré de 1 E mais Jeannot le fit remarquer et la note a été révisée . Cette auberge présentait de nombreux outils de ferme et notamment cet assemblage ,tiré par un cheval, de 4 ou 5 grosses planches ferrées avec des morceaux de silex acérés pour libérer les grains des épis, (l’équivalent du fléau !!!). Rassurez-vous, ces explications nous ont été données par un Picard originaire de Corbie qui se restaurait avec sa femme ,  à la même auberge.
               Après le repas, 1 heure 30 de marche, mais cette fois-ci sous le soleil pour arriver à Sahagun, gros bourg avec une ancienne église transformée en gîte de pèlerins.
               Nous allons à la messe dans une résidence de personnes âgées : cet office ressemble bien à une de nos messes françaises .
               C’est l’heure du souper, je tombe le stylo pour la bonne cause.
 
 
Anne-Marie
 
 
 

17 Mai  2007
 
 
SAHAGUN – MANSILLA DE LAS MULAS        37,4kms
 
 
               Aujourd’hui quelques kilomètres de plus que les autres jours.
               En sortant de Sahagún « l’arc de San Benito » quelques photos sont prises… Deux itinéraires différents pour rejoindre Mansilla ; Jean-Marie qui a bien étudié le trajet nous fait passer par El Burgo Ranero , trajet assez monotone.
               A El Burgo, Jean nous trouve un très agréable coin pique-nique au pied d’un beau château d’eau en ciment et briquettes , une belle construction. Repas détente puis nous reprenons notre route monotone en raison de la chaleur et de la distance. Jean-Marie et Jean nous retrouveront sur le chemin.
               Au loin se dessine la cordillère  cantabrique.  Quelques sommets sont encore enneigés . En sortant de El Burgos, nous trouvons un vieil homme tout heureux de nous ouvrir la porte de son église restaurée  (charpente et plancher neufs) . Après quelques embrassades et effusions nous reprenons la route sous la chaleur et quelques platanes malingres qui nous donnent peu d’ombre. Nous avons sur notre droite un ouvrier agricole qui retourne la terre de son champ. Au loin un système d’arrosage à 8 bras, engin impressionnant et derrière un petit train de marchandises…
             Jean-Marie et Jeannot nous récupèrent sur le chemin, nous sommes bien contents de prendre la voiture.  Jacques aurait préféré continuer la route, aussi à 4 kms de Mansilla , Jean-Marie reprend le chemin avec lui.
             Entrée dans Mansilla , des caves troglodytes nous surprendront. Arrivés à l’hôtel , repas puis tour de ville avec ses remparts et tours. Quelques belles églises, dont une transformée en centre information. Repas, la journée se termine. Bon repos , à demain.
            A ce restaurant nous retrouvons deux personnes de l’année dernière ; Jean-Marie avait aidé la dame qui ne pouvait plus porter son sac… le monde est vraiment petit.
 
 
Ghislaine
 
 

18 mai  2007
 
 
MANSILLA de las MULAS – LEON            18,7 kms
 
 
            Nous quittons Mansilla à 8 h par le pont sur l’Esla. Au début : agréable camino mais qui, très rapidement le devient moins : bordure de route très fréquentée, pas d’arbres ; puis nous empruntons la route elle-même notamment pour la traversée d’agglomérations sans caractère. Enfin nous reprenons le camino (vive le calme) au soleil exposé avec un très agréable arrêt dans un petit espace couvert comprenant deux fontaines, l’une d’eau potable, l’autre pas, et de quoi s’asseoir.  Nous partageons quelques remontants et prises de photos. Nous reprenons notre chemin sous le soleil. Petite chapelle avec son nid de cigognes, ULM à la recherche d’un courant ascendant et nous voici près du 4×4.
             Embarquons en voiture pour gagner Léon, mais où est la carte ? Le sens de l’orientation de Jean-Marie nous permet  d’arriver, un peu difficilement pour la voiture suiveuse, à la très belle Plaza de San Isidora sur laquelle nous déjeunons, mi au soleil, mi à l’ombre.
             Après  une petite sieste, place à la culture.  Mais là, nous nous scindons : les dames, accompagnées de leur très humble serviteur, visitent la belle cathédrale,gothique, avec les commentaires du Guide Vert lus par Marie-Rose.
             En sortant, achat de cartes postales et puis, nouvelle scission du groupe. A partir d’ici le commentaire va donc concerner uniquement ma promenade dans la ville avec Jeannot. D’abord : le tour de la cathédrale ; nous avons été frappés d’une certaine identité entre la façade de cette cathédrale et son côté sud.  Nous ne retrouvions pas exactement , face à la cathédrale, la même configuration que celle figurant sur le Guide du Pèlerin ; je vous passe nos commentaires …(c’est une vieille photo ! « ils » ont reconstruit depuis… ») avant de constater qu’il s’agissait du côté sud !  
             Puis nous avons été voir successivement la « casa Bolines » (sans y entrer) et le très beau cloître du Palacio de los Guzmanes où avait lieu une exposition de minéraux et fossiles.
             Encore quelques pas dans la ville et Jeannot a rejoint Jean-Marie pour l’ étape de demain  et je suis rentré rédiger calmement ce petit devoir.
 
Jacques
 
 

19 Mai 2007
 
 
LEÓN  -  VILLADONGOS DEL PARAMO
 
 
             Voilà une semaine de terminée !
             Au petit-déjeuner nous disons Au revoir à deux couples qui s’arrêtent aujourd’hui .Peut-être à l’an prochain !
             Ce matin nous quittons LEÓN et sa banlieue en voiture et démarrons à l’église moderne « La Virgen del Camino » par la variante « la Calzada de los Pelegrinos » qui nous évite de marcher en bordure de la N 120. Nous montons sur un plateau couvert de landes fleuries , ensuite des champs et quelques cultures irriguées. Le chemin est souvent rectiligne avec qqs légères montées et descentes. Arrivés à Chozas de Abajo nous faisons une petite halte près d’une fontaine sur la place pour prendre un peu d’énergie . En route pour Villas de Mazariffe où Jeannot doit nous trouver un endroit pour pique-niquer. C’est un village tristounet avec une église en bien mauvais état .
             Il commence à faire chaud , nous apprécions ce coin de fraîcheur avec sa murette qui nous sert de siège et table.
            Pas de grosse sieste, nous reprenons le chemin ; route rectiligne sous un chaud soleil, une légère brise de temps en temps nous rafraîchit.  Plus de pèlerins , seule une cigogne et ses cigogneaux installés sur un vieux transformateur nous regardent passer.
             Enfin nous apercevons Jeannot qui vient récupérer Jean-Marie. Quant à nous, nous nous asseyons sous l’abri bus de la Milla del Paranas et je crois bien que nous avons fait tous notre petit somme. Arrivés à Villadongos del Paramo après avoir traversé San Martin del Camino, un peu de repos bien mérité. L’orage menace. Nous avons la messe à 20 heures.
            J’espère que la nuit sera bonne car celle de Léon fut chaude et très bruyante
            NB : la messe, précédée d’un chapelet , nous permit de voir  St Jacques Matamore magnifique ; un des 2 prêtres nous apprend que picard en espagnol désigne l’idiot du village (el picaro). A la sortie de la messe (21 h) nous essuyons un fort orage de montagne. C’est Jacques, le plus leste et le plus rapide qui a couru pour être moins trempé !!
 
 
Marie-Rose
 
 

20 Mai  2007
 
 
VILLADONGOS DEL PARAMO – SAN JUSTO DE LA VEGA
 
 
            La route, suivie ce dimanche , est très belle, à travers la lande , en bordure de bosquets ; en longeant des terres irriguées (beaucoup d’eau, augmentée par l’orage de samedi soir et de la nuit), en franchissant le célèbre pont (20 arches, 200 m de long) d’Orbiga. 5 heures de cheminement avec un seul arrêt nature à la sortie d’un village où nous cherchions le 4×4. Erreur, ce n’était pas le bon village. Tout au long du chemin nous aurions pu faire le marché de légumes , il y avait tout ce qu’il faut pour une bonne soupe qui nous attendait à San Justo de la Vega, mais elle n’était pas faite avec le marché virtuel, non , c’était une épaisse soupe de lentilles, saucisses, lardons et œufs durs.
            La cinquième heure de marche commence par un orage de grêle puis de larges gouttes et enfin de la pluie. L’horizon est bouché, ce qui nous prive de panorama au calvaire de Santo Toribio qui commémore l’endroit où le saint dépoussiéra ses sandales après avoir été chassé d’Astorga.
           Après le déjeuner et une petite sieste, nous partons en voiture pour visiter Astorga, étape indiscutable  du chemin, au croisement du chemin français et du chemin de Seville.  Hélas, le musée de los Caminos est fermé, dimanche oblige. Nous découvrons une cathédrale gothique dont le tympan est très richement décoré et le palais épiscopal neogothique construit par Gaudi.
            Une étape gourmande pour déguster le célèbre biscuit au beurre Mantecadas qui est vendu,dans toutes les boutiques . Nous l’arrosons d’une sangria originale en essayant de définir « la clémence » et en souhaitant « bueno camino » à Clément.
 
 
Anne-Marie
 
 
 

21 Mai 2007
 
 
SAN JUSTO DE LA VEGA  -  RABANAL DEL CAMINO
 
 
             Avant-dernier jour de notre périple 2007, sous la pluie comme nous l’a annoncé notre hôtelier hier soir…. Démarrons de la petite chapelle de l’Ecce Homo car nous avons visité Astorga hier… Cela nous avance de quelques kilomètres.
                 Nous marchons toujours sur le plateau de la Maragateria, un chemin bordé de magnifiques genêts d’une bonne hauteur. Les murets de pierres sèches rappellent le pays à certains. Nombreux sont les pèlerins sous la pluie dont la cape est en pièces. Jeannot dit qu’il croit être sur les monts de la Margeride. Dommage , le paysage doit être magnifique mais tout est dans la brume au loin…
                  Avant d’arriver à Santa Catalina de Somoza , un habitant nous propose à la vente (sous un parapluie) des bâtons, des coquilles, des coloquintes , des pin’s,…en nous assurant que c’était moins cher qu’au village.  Anne-Marie et moi-même achetons des coloquintes, Anne-Marie s’en fait une belle broche… photos..
                  A el Ganiso ( ?) nous nous faisons une halte revigorante, il ne pleut plus, nous en profitons : il y a une maison délabrée avec un toit en chaume… détruit. Nous traversons sur le côté il y a des lavandes papillons, des genêts jaunes mais aussi des blancs, cela nous surprend, des bruyères, un bois de sapins avec des troncs noirs qui semblent brûlés, mais non, dit Jean-Marie, c’est une variété, ceux-ci sont plus ou moins couverts de lichens , il parait que cela se vend en Lozère. Ce bois est clôturé par un grillage à grands carreaux et des centaines de croix en bois faites par les pèlerins, certaines sont très originales, fleuries…. Nous faisons chacun la notre … Pas de vie animale autour de nous ; il pleut, tiens ! un petit coucou.
                  Par un sentier pierreux nous arrivons à Rabanal, montée pour retrouver notre hôtel qui s’appelle « le Refuge » . Vite ! on va se changer pour le repas. La salle de restaurant rappelle encore les décors de Lozère. Nous nous installons , mais vrai, sans avoir bu, Anne-Marie appelle par 2 fois Marie-Rose « Marguerite » , grands fous rire, Marguerite est la maman d’Anne-Marie, alors … Puis repos bien mérité alors que les hommes « les pauvres » vont chercher les voitures.
                  Visite du village. Nous nous retrouvons pour le repas toujours aussi copieux.
                   Et bien : bonne nuit, demain un autre jour.
 
 
Ghislaine
 
 

22 Mai 2007
 
 
RABANAL DEL CAMINO  /  EL ACEBO
 
 
De Rabanal del Camino
Nous empruntons un beau chemin
Qui nous conduit à El Acebo
Où le voyage prendra fin.
Ce fut un ravissement
D’abord le beau temps était là ,
Et nous étions tous bien contents
Et partîmes d’un très bon pas.
Sur ce sentier ensoleillé
Bordé de fleurs et de bruyère
Nos yeux étaient émerveillés
Tout était beau en douce lumière.
Quelles sont ces fleurs ? dis Marie-Rose ?
Ces plantes que je ne connais pas
Elle sourit , puis, après une pause,
En donne le nom, tout simple ça !
Nous continuons sur le sentier
Où il faut parfois s’arrêter,
Ce parterre l’obstrue tout entier
Photo ! on va traverser.
Puis maintenant nous arrivons
Près d’un village à l’abandon
C’est celui de Foncebadon
Quelle tristesse ! quelle désolation !
Et pourtant au milieu des ruines
Se dresse encore le vieux clocher
Reste-t-il dans l’attente ultime
Du village un jour habité ?
Nous reprenons le camino
Qui toujours au milieu des fleurs
Nous mène à la Cruz de Ferro,
Encore un instant de bonheur !
Là, nous attend notre Jeannot
Qui est arrivé en auto.
Heureux d’être ensemble là-haut
On va se faire prendre en photo.
Puis Anne-Marie donne le « la »
Pour chanter ensemble « ultraïa »
Nous l’entonnons de belle voix
Comme une prière, avec grande foi.
 

22 Mai 2007 (suite)
 
 
Encore, encore de blancs genêts
Et puis des jaunes, et des bleuets
De belles lavandes papillon
Jolie nature, que nous t’aimons
Mais tristes ruines nous traversons,
Lui aussi est à l’abandon
Seule est l’auberge des pèlerins
Dans ce qu’il reste de Manjarin.
Dernière descente nous conduit
Au charmant village d’El Acabo
Où bon repas nous réunit
Dans un très bon petit resto.
Des guides il faut nous séparer,
On se dit « A l’année prochaine »
Nous sentant tous bien soudés
Pour finir où Santiago mène.
 
Jacques

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2006 – De Pampelune à Burgos

2006 – Pampelune – Burgos
 
 
 
19 avril 2006
 
 
El camino, esta delante de nos ! ultreia ! ánimo ! sólo 700 km
 hasta Santiago !
 
Caminante ! no hay camino
Se hace camino  al  andar
Al andar se hace camino
A Machado
 
 
 
   Nous voici à Irun après une nuit calme bercée par les bruits du train.  Petit déjeuner à la gare , toilettes aux toilettes de la gare : visite rapide des alentours de la gare et embarquement dans le talgo « Irun Barcelone pour 2 heures de voyage et arrivée juste pour le pique-nique avec les retrouvailles Covet et Cie et Danièle .
    Le voyage en train nous a promené de San Sebastian , Tolosa, Zumarraga, Alsasua.
   L’après-midi, grande visite de Pampelune où pas une église n’est ouverte pour la visite.
   La fin d’après-midi :direction l’hôtel en suivant le chemin des pèlerins ; le trajet s’est allongé parce que dans un  joli parc nous avons perdu le chemin.  Résultat pour un grand nombre, plus de kms et moins de repos avant le souper. Les chambres sont à 3 endroits différents et dans des appartements (16€ la nuit et par personne)
   Souper épique : personne ne comprend rien au menu ; que choisir pour bien manger ? that is the question ? Tirer au sort ? Deviner en se renseignant auprès d’un client espagnol qui n’ a pas l’air de bien s’y connaître. Résultat : asperges ou soupe de pommes de terre et côte de porc, travers de porc ou rouleau de bœuf, poisson poêlé , dessert : glace ou yaourt ; 10€ le repas.
   Puis ce fut les transactions pour le petit déjeuner : non, pas avant 8 h 30, Niet . Oui pour 8 h  OK. 
   Café, thé, lait, croisant, marmelade : Niet !
   pain non grillé, beurre , marmelade : OK
   Et pour 3,20 €
 
 
Anne-Marie
 
 

 
20 avril  2006
 
 
PAMPELUNE / PUENTE LA REINA
 
 
 
   Départ vers 8 h 45, sous le soleil ! Nous laissons derrière nous Pampelune surplombée des Pyrénées pour nous attaquer à l’armée  non pas  de Charlemagne, ni de Aigoland , chef africain ,   (c’est dans cette vallée que les 134.000 hommes de Charlemagne écrasèrent  l’armée  de Aigoland dixit l’auteur de Pseudo-Turpin) , mais l’armée de « Molinos de viento » qui pense nous arrêter
 sur la crête de l’Alto de Pardon 780 m.
 
    Nous sommes passés !! Une nouvelle vallée s’étale devant nous, où nous attend, en bas , Puente la Reina . A l’entrée de  Puente la Reina, on peut voir un pèlerin en fer forgé, évoquant la rencontre des chemins de Roncevaux et Somport (voie d’Arles).
 
    Petits détails de la journée :
    Jean-Marie doit aimer avoir une voiture propre, c’est le 2ème  ce jour, comme ici, où se trouve une station de lavage à proximité ! voir demain ?.
    MACABEO : non, ce n’est pas Macchabée, c’est le nom d’un raisin utilisé pour le vin de Navarre (dixit la réceptionniste de l’hôtel).  Il vaut mieux, car c’est le nom de la chambre de Françoise et René, cela a réconforté Françoise qui a voulu se faire chouchouter par toute la bande, en se faisant une petite insolation.
 
   Le chemin continue, les habitudes sont reprises, un petit passage par ci, par là, après un petit repas sympathique : pâtes au fromage, carde en salsa, une trucha con jambon, ou hamburger (steak haché), mousse de banane ou fromage blanc.
 
L’hôtel Jakue , où nous sommes, a installé une sorte « d’auberge de jeunesse » pour pèlerins, à 8 € la nuit pour les pèlerins, avec une machine à laver, cuisine, sympa, non ?
 
 
René Pagès
 
 

21 avril 2006
 
 
PUENTE LA REINA – ESTELLA – 22,5 km
 
 
 
       Réveil sur le petit matin , par la pluie sur le velux de la chambre, je pense déjà à la cape qu’il faudra utiliser, mais non, à 7 h nous chargeons les bagages , il ne pleut plus.
       Après un petit déjeuner plus copieux que celui de la veille , nous quittons Puente la Reina en traversant cette petite bourgade par un pont romain sur le Rio Arga. Le pont romain de la reine Dona Estafania qui le fit construire , car les pèlerins redoutaient de le franchir à gué , à cause des crues importantes …
 Nous longeons quelques terres cultivées, dans un champ quelques personnes cueillent d’énormes asperges.
 Tout au loin nous apercevons le très beau village  de Cirauqui en pente douce sur toute une colline , village entièrement restauré, les façades des maisons sont magnifiques : pierres, bois y sont assemblés…
        Nous cheminons jusqu’à Lorca, point de rencontre casse-croûte avec Jeannot et Françoise – il y a des travaux sur l’autoroute qui nous obligent à suivre un itinéraire détourné du chemin, cela nous semble beaucoup plus long, ce chemin détourné n’en finit pas.
        Coin repas trouvé, nous nous faisons servir par Jean  et Françoise, petite gâterie de la part de celle-ci : petit  beignet à l’anis.  Reprenons rapidement la route vers Villapuerte. Nous traversons un pont ogival à 2 arches (arrêt photos) . Nous arrivons en périphérie d’Estella avec ses usines, notamment une avec des odeurs qui nous soulèvent le cœur , ce qui nous fait avancer rapidement.  Nous entrons dans la ville ; de nombreuses églises , les unes plus intéressantes que les autres. Faisons un peu de tourisme, car nous sommes très fatigués . …
        Visite  au Syndicat d’initiative qui nous indique qu’à 19 h, il y a une messe à l’église. Quelques uns y participent.
 
 
Ghislaine
 
 
 

22 avril 2006
 
 
ESTELLA – LOS ARCOS  – 20 kms
 
 
        Réveil à 7 h   -   il pleut
        Après un délicieux petit déjeuner à 7 h 30 (petit pain frais et croissant « pégous »), un au revoir à notre charmante serveuse (ça change de celle de la veille), vêtus de nos capes, nous voilà partis en traversant une grande partie de la ville.
        A environ 2 kms, première halte à la fameuse fontaine à vin pour les soiffards (mais nous n’en sommes pas) et à eau fraîche pour les autres.  Cela vaut une photo cette bodega improvisée ! Espérons qu’elles seront réussies malgré le ciel grisâtre car sinon qui voudra nous croire ?
        500 mètres plus loin bi GR  65 (en souvenir de la bi.route de Jean-Marie).  On attend les derniers qui s’attardent à la fontaine.  On en profite pour « papoter » avec les pèlerins hésitant comme nous.  Une jeune Baloise nous dit être partie il y a 3 mois, avoir traversé la Suisse, le Massif Central (qu’elle a trouvé très beau)  le sud-ouest jusqu’à St Jean Pied de Port (col en espagnol). Elle portait une jolie cape de couleur et cela l’a amusée lorsque je lui ai dit  que nous ressemblions  à des chauve-souris avec les nôtres de couleur sombre.  Nous avons continué à marcher péniblement dans la boue et sous la pluie, juste une courte halte sous une grange au milieu de la paille pour boire et avaler un en-cas .  Toujours cette boue rouge et glissante et la pluie. Enfin une piste plus confortable pour nos pieds et au bout, quel bonheur : Françoise et Jeannot nous attendent près d’un abri.  Petit repas rapide avec chorizo , jambonneau et départ pour les 10 kms restant. Tout le monde est mouillé et se refroidit. Vers 14 h, arrivée à l’hôtel Monaco pour un bain chaud et une bonne sieste, séchage des vêtements , distribution d’une poignée de fraises par Françoise.  Une messe est prévue à 19 h, le repas du soir est fixé à 20 h.  Finalement : messe à 20 h, repas idem.  A vous de choisir.  Tout le monde était présent au repas (salade composée, arrizo, gambas aux petits pois, suivis estofado de veau, omo à l’hawaîenne , pollo à la béchamel , truta mode de Navarre) copieusement arrosé de  vin blanc, rouge et rosé du pays.  Le ton est légèrement monté lorsque certains exprimèrent  des regrets et des reproches concernant l’après-midi écoulée. Le repas manquait de glucides, ceux de devant ne faisaient pas suffisamment de halte.  Enfin tout le monde s’est réconcilié et à 10 h extinction des feux.
       Buenos noches
 
 
Danièle
 

23 avril 2006
 
 
LOS ARCOS  – LOGRONO
 
 
       Lever : 7 h                                                       Petit déjeuner : 8 h
 
        Nous nous sommes retrouvés dans la salle de restaurant où un copieux déjeuner nous attendait. Il s’agissait d’un buffet très bien garni avec tout ce dont on pouvait rêver. Le bonus du jour : les fraises de la veille qui n’avaient pas été terminées.  On décolle à 8 h 30, direction Viana à 18 kms.
         Nous pouvons ajouter qu’il s’agissait de notre plus longue étape avec 32 kms répartis entre 18kms le marin et 14 kms l’après-midi
. Ce fut une étape très monotone  qui accentua la fatigue des marcheurs en fin de journée en traversant le vignoble de la Rioja . Le bruit de la nationale 120 toute  proche n’arrangeait rien.
           Najera s’étend au pied de falaises rougeâtres . La ville témoigne d’un riche passé  jacquaire et historique . Sa particularité est la présence de meubles géants exposés à différents endroits de la ville rappelant que c’est la capitale du meuble.
 
          Cette étape nous permettra de passer de la Navarre à la Rioja, province renommée pour ces vins.
          Premier arrêt à Sainsol où nous avons le plaisir de pouvoir visiter la chapelle romaine du Saint Sépulcre de Torres del Rio.
 Nous  passerons notre matinée à jouer aux montagnes russes pour traverser les différents villages. Arrivés à Viana la faim se faisait sentir et nous espérons manger au pied de la ville dans une esplanade verdoyante, malheureusement pour nous le casse-croûte nous attendait en haut d’une côte dans le village. Arrivés au point de rendez-vous, les hommes ont manifesté leur mécontentement de ne pouvoir profiter de cette  aire de repos ombragée pour faire la sieste . Heureusement un bon pique-nique était prêt pour nous accueillir, ce qui ramena la sérénité dans le groupe, car un ventre bien rempli rend les choses plus faciles, d’autant plus que Jean-Marie nous indiqua que nous ferons une économie de 4 kms , car l’hôtel de situait à l’entrée de la ville.
        A l’approche de Logrono nous avons dû quitter le camino pour rejoindre l’hôtel, Jean-Marie et Jeannot proposèrent de couper à travers champs, malheureusement nous avons rencontré un cours d’eau incontournable. Jean-Marie après avoir escaladé l’autre rive nous proposa un passage plus loin. Jeannot aida les marcheurs qui le souhaitaient à franchir la difficulté. Anne-Marie décida de se débrouiller toute seule et par manque de chance mit un pied dans l’eau , fou rire de l’assemblée. La seconde difficulté consista à traverser une autoroute très fréquentée . Olivier demanda si l’hôtel était encore loin, Jean-Marie lui répondit qu’il se trouvait 600 m après le bâtiment noir qui se dressait au loin. En fait l’hôtel était situé 600 m avant.
 
 
Olivier et Flo
 
 

24 Avril 2006
 
 
LOGRONO – NAJERA    28 kms
 
 
         Les marcheurs arrivent en début d’après-midi avec le soleil. Les cigognes font leurs nids  sur le toit du monastère et font beaucoup de bruit en claquant du bec.  L’affaire est une affaire de famille.
         Pneu crevé : où ? quand ?
         Après le dîner , Jean-Marie et Jeannot ont essayé de récupérer la roue de secours (n’ayant jamais servie celle-ci est difficile à sortir). Problème de porte pour accéder à la chambre : 3 clefs , a) une pour la porte d’entrée de l’immeuble ; b) une clef pour le couloir du second et enfin c) la clef de la chambre. Mais le comble est que les mécaniciens ne peuvent plus accéder à la chambre, donc Marie-Rose et Françoise en chemise de nuit doivent descendre ouvrir la porte à Jeannot et à Jean,-Marie … Tout est bien qui finit bien .  On va enfin pouvoir essayer de dormir .  Petit déjeuner à 8 h et départ à 8 h ½ .
 
 
Françoise Pagès
 
 
 
25 avril 2006
 
 
NAJERA – SANTO DOMINGO DE LA CAJZADA 21 kms
 
 
           Journée fraîche, sans soleil, résultat ; le repas de midis ‘est pris dans la « chazelle » sur la paille et des bancs.
 Le matin Jean-Marie a fait réparer le pneu.
           Région de grande culture, la Rioja où se cultivent des remolachas (betteraves) , les champs sont arrosés.  Une partie du repas a été de décliner et rechercher sur le dictionnaire tous les noms de légumes et c’est en repartant qu’en lisant le panneau d’indication des cultures en anglais que Jacques a trouvé. Au menu : :asperges du pays succulentes et bien appréciées par nous tous, pâté de foie lozérien  et fraises de pays ;
           Curiosité : un couple d’allemands accompagné de 2 chiens dont un portait son casse-croûte  « royal canin ».
            Santo Domingo et son coq et sa poule à l’intérieur de l’église. Visite de la cathédrale et de son musée. Hébergement chez les Cisterciennes avec, à l’accueil , Sœur Purification qui a demandé un paiement « métallico » d’où problème, chez les religieuses ! nous avons assisté à la messe du soir (11 religieuses gèrent un établissement rénové, avec de vastes salons.
 
Travail de groupe
 

26 avril 2006
 
 
SANTO DOMINGO DE LA CALZADA – BELORADO       25 kms
 
 
             8 h, départ sous un ciel en partie couvert de l’Hospederia Cisterciense , et après avoir franchi le pont  nous prenons la variante qui, si elle nous allonge d’1,6OO km nous évite les bruits de la circulation. Nous allons d’un bon pas sur un large chemin à travers un paysage vallonné, quelques belles grimpettes tout de même.
              Nous arrivons à Grañon où nous visitons l’église de Saint Jean-Baptiste , ornée d’un  retable  Renaissance aux sculptures de toute beauté .
               Au village suivant Jeannot et Françoise nous attendent pour savoir si tout va bien – Rendez-vous à Viloria de Rioja, village natal de Santo Domingo de Calzada pour le pique-nique. C’est près de l église, sous un porche, que nous attend le casse-croûte : asperges (encore !) mais elles sont tellement bonnes !, artichauts, chorizo doux, boudin au riz (bien meilleur que le précédent !), notre cagette de fraises (profitons-en !) et nouvelle spécialité : le gâteau en forme de coquille St Jacques (feuilleté garni de marmelade parfumée à l’orange).  Petite sieste pour certains , un bon café et c’est le départ sous le soleil.   Notre chemin suit la Nationale.  Que de camions et de bruit, avec de temps en temps un coup de klaxon bien sympathique à notre intention.
              Nous arrivons vers 17 h à Belorado .  Notre attention est attirée par 2 énormes nids de cigognes bâtis en haut du clocher d’une église .  Nous traversons la ville, Françoise et René nous attendent pour nous donner les renseignements sur l’hôtel.
              Nous nous retrouvons à 8 h 30 pour un bon repas.
              Rendez-vous est pris pour le petit-déjeuner entre 8 h et 8 h30.
               Départ à 9 h pour une matinée de marche.  Quelle chance ! demain c’est grasse matinée !!
 
 
Marie-Rose
 
 

27 avril 2006
 
 
 
BELORADO – VILLAFRANCA
 
 
Il n’est pas vraiment très tôt
Quand nous quittons Belorado
Nous retrouvons el Camino
Notre nouvel Eldorado.
Après passage d’un  joli pont
Nous traversons une station,
Notre chef toujours plein d’entrain
Nous dit : »Mes enfants, faites le plein ».
Nous suivons alors le chemin
Agréable en ce beau matin,
Et c’est ainsi que  très bientôt
Nous atteignons Tosanto.
Première halte dans ce hameau
Pour nous abreuver d’un  peu d’eau,
Florence y fit chanter le coq
Qui, de peur, fila au paddock.
Puis après une légère montée
On s’arrêta pour apprécier
Et pour certains photographier
Un ermitage dans le rocher.
Une descente et un petit plat,
Ce fut ainsi qu’on arriva
Au village de Villambistia
On s’arrêta à l’ermita.
Il y eût séance photos
Devant la non potable eau,
Qu’ignorant cela j’ai bien bue
Vais-je pouvoir rester bien dru ?
Espinosa, nouvel arrêt
Pauvres maisons abandonnées.
(Là on nous régala
De dattes et de chocolat).
Puis, à nouveau, beau paysage,
Harmonie, douceur, vraie image,
Mais commencerait la montée
Que le guide nous a annoncée.
Quelques pas, puis, ce n’est pas vrai !
Françoise, avec nous, eut pu rester,
C’est tout plat, on reste bien frais
 
 
 
 27 avril 2006 (suite)
 
 
Pas de fatigue, pour continuer.
Une pensée devant ce qui fut
De Saint Félix le monastère,
Là où les restes reposèrent,
(du moins sur le guide je l’ai lu)
Du comte Diego de Porcelos
Le grand fondateur de Burgos.
Rapidement Villafranca
Que j’aperçois au bout là-bas
Et on arriva tout piano
A la pension  El Pajaro
Au  restaurant on se dirige,
Mais c’est là qu’il faut qu’on  pige :
Ou bien à table, t’as le menu
Au bar : las tapas, c’est prévu.
Nous, en bons français, en somme,
Faut qu’on ramène notre pomme
Au resto on mange les tapas
Que nous sert le patron sagace.
Mais mon petit doigt m’a surpris
En me murmurant que certains
Au bar et en catimini
De tapas on fait festin.
Ce fut une bonne journée,
Je vais donc rendre mon tablier
Heureux de sentir l’amitié
Dont chacun de vous m’a comblée.
 
 
Jacques
 
 

28 avril 2006
 
VILLAFRANCA–ATAPUERCA         22 kms
 
 
               Il était une fois une autre étape pour «  Les amis de Saint Jacques ».
               Après le petit déjeuner un peu incongru, chargement de la voiture avec les bagages, les hommes s’exécutent , pendant que les femmes regardent sagement.
               Eh ! c’est parti ! jusque là pas de difficulté, petit échauffement (petite montée derrière l’église) là tout va bien, mais après ? aîe ! aîe ! aîe ! ça monte, ça monte ! et attention, personne ne parle, sauf Jean-Marie qui encourage à sa manière. Pourtant chacun avance à son rythme à travers des chemins qui ressemblent à la Margeride, spectacle magnifique dans le froid et la brume.
              En chemin nous rencontrons un couple, l’un Irlandais et l’autre Australienne qui marchaient de bon pas avec un énorme sac à dos dans une montée à n’en plus finir ; parfois, il me semble que je suis bien légère ne portant pas de sac à dos aussi gros qu’eux , mais comment font-ils ? Enfin, toujours avec de l’élan une pause s’impose ! un besoin de sucre pour remettre la machine en route pour encore quelques kilomètres, jusqu’à San Juan de Ortega.
              Ah ! chouette, Ghislaine propose au groupe des barres de chocolat Milka , miam, miam, 2 bouchées et toc, fini ! Puis Anne-Marie nous propose des dattes, ah ! elles sont bien délicieuses.  Tout d’un coup le couple au gros sac à dos qui avait fait du stop arrive à notre « hauteur » ; Anne-Marie leur propose quelques dattes que nous partageons ensemble, puis nous reprenons la route, contents car le ventre est un peu plus plein.
             Jacques, toujours en tête ; Olivier d’un bon pas s’arrête de temps en temps pour prendre des photos ; Françoise et René marchant à leur rythme et le reste du groupe aussi. Au bout d’un moment la vue fut magnifique, une descente avec, au loin, la silhouette d’un bel édifice : le monastère de San Juan de Ortega, XIIème siècle ; un monastère sublime à l’extérieur comme à l’intérieur ; quelques photos ont été prises.  Pour arriver au monastère, il faut monter jusqu’à 1025 mètres d’altitude me dit un prêtre ermite que Jacques connaissait à travers un ouvrage qu’il avait lu concernant Compostelle, brave homme avec qui j’ai discuté et qui a tamponné nos créanciales.
               Que d’émotion ! je retourne vers le groupe où tout le monde met de l’ardeur pour dresser une table , puisque le « padre » nous prête un abri pour le repas de midi.
               Chacun prend place, l’estomac dans les talons. Nous attendons de savourer nos fameuses asperges et les poivrons si goûteux du midi.
               Pensant tous que nos asperges proviennent d’Espagne puisque nous avons vu des champs d’asperges en marchant en Rioja et en Navarre.  Olla !  Olla ! Jean-Marie déclare : Oh ! savez-vous d’où proviennent nos asperges du midi ? Réponse du groupe : non ! d’Espagne ?  Jean-Marie répond : de Chine . Stupéfaction et rire, et Jeannot qui rajoute : et nos poivrons si doux d’Espagne, d’où proviennent-ils ? Ben, d’Espagne ! et non : du Pérou. Enfin, le repas fut exquis même que l’on a mangé des poivrons d’Espagne cette fois, si, et c’est vrai !
                Nous poursuivons notre route vers Agès en traversant une forêt de chênes avec 4  vaches espagnoles, s’il vous plait, avec des  cloches au cou pour nous saluer, ceci sur un plateau au grand vent froid.
                 Une halte à Agès pour prendre de l’eau à une fontaine et visiter l’église si jolie. Sachant qu’à ce village, autrefois, entre le XIIème et le XVème siècle , il y passait 250.000 à 500.000 pèlerins , soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.
                Arrivée à Atapuerca , Anne-Marie traversa le village sans s’arrêter car, prise dans son élan, elle n’avait pas vu les signes de Jean-Marie qui indiquait la direction de l’hôtel. Olivier et Florence se lancèrent à sa poursuite.  Arrivée à la sortie du village elle ne vit plus le groupe et rebroussa chemin. Elle rencontra Olivier et Florence qui lui indiquèrent la direction du gîte . Le gîte était tenu par un français originaire du Gers qui s’est installé dans le village il y a 30 ans. Celui-ci  est très accueillant et bien restauré, style Art et Déco façon marcheur de St Jacques avec confort.  Maintenant nous attendons notre miam-miam-dodo avec impatience (dîner  servi à 20 h 30).  Mais avant nous avons pris le champagne (production spéciale de Jean-Marie cuvée 1999) avec les propriétaires du gîte pour fêter les 1000 kms qui seront atteints demain 3 kms après le départ d’Atapuerta.
 
Olivier et Flo
29 avril 2006
 
ATAPUERCA -  BURGOS   21 km
 
 
 
BURGOS – BEAUVAIS
 
 
 
           Après une visite de Burgos et sa cathédrale magnifique (il a fallu attendre 16 h pour y rentrer, eh ! oui, c’est  l’Espagne) , quelques souvenirs achetés en attendant.
          Départ Burgos 18 h 07 : 1 mn d’arrêt.  Calsada ; Paconcho ; Miranda de Ebro ; Manzanos ; Victoria ; Alsasua ; Zumarraga ; San st Sebastian ; Irun ; Hendaye. (c’est le train pour Irun avec les arrêts.)
           Pour découvrir la direction , le nom des gares est noté ci-dessus au fur et à mesure.
           A l’heure du souper , Françoise et René donnent le « la » pour commencer. L’appétit est de mise malgré le bon repas au restaurant à midi à l’entrée de Burgos.  Notre bon sens nous fait prendre le bus de la ville pour s’éviter un long trajet fastidieux à travers la ville.
            Irun Hendaye : changement pour le train couchettes jusqu’à Paris.  Les FRAISSE dans un compartiment , une couchette libre en bas pour les bagages. Quel confort !
           Le compartiment d’à côté : le reste de la troupe.
           Arrivée Paris à l’heure. Le fils de Jacques et les voisins de René et Françoise sont là pour le petit déjeuner (café, croissants) et le retour à Beauvais. Les FRAISSE seniors attendent quelques minutes Cécile qui les ramènera , avec le chien, à Beauvais.
           C’est la fin  de la 5ème étape.
 
 
Anne-Marie

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2005-D’Aire Sur l’Adour à Pampelune

D’Aire sur l’Adour à Pampelune

Mardi 17 mai 2005
Nous avons pris le train à Beauvais (pour 6 personnes) Ghislaine, René, Françoise, Jacques, Anne-Marie et Jean. À 8h avec changement à Paris pour un départ à 10h15… Ce fut très juste… Mais ça a marché ! A l’arrivée à Aire sur l’Adour, à 18h30 à l’hôtel Akumat, nous attendaient Marie-Rose et Jean-Marie qui avaient commandé un repas traditionnel et régional : « une demie palombre » par personne. Éliane et Danielle nous ont rejoint à 20h.…

Mercredi 18 mai 2005 – Aire sur l’Adour – Miramont Sensacq
Le départ de l’équipe (10 personnes) s’est fait à 8h30 pour Sensacq 24km. Le pique nique prévu, organisé par Marie Rose fut pris dans un refuge à Latrille à mi-parcours. Il a fait très chaud et nous avons profité de ces magnifiques paysages landais. Françoise et Jeannot n’ont pas marché l’après midi. La marche s’est terminée à 16h au gîte de la ferme de Marsan chez M. et Mme Darnaudry. Nous avons eu par notre hôte une explication sur l’élevage et le gavage des canards, et un excellent repas à base de confits et autres produits de la ferme a terminé la journée. Ce gîte aurait reçu 1100 pèlerins en 2004.

Jeudi 19 mai 2005 – Miramont Sensacq – Pomps
Nous quittons le gîte « Maison de Marsan » pour Pomps (29km sont prévus) courage ! L’étape la plus longue pour cette année. Nous quittons les landes pour arriver dans les Pyrénées Atlantiques, mais nous montons et descendons plusieurs fois, ce qui met à mal nos genoux et nos mollets. Arrivons au Fichous-Riumayou, pour le pique nique… Bienheureuse halte ! Sieste qui nous ravigote, pour arriver à Pomps. Le gîte communal, un baraquement avec quelques cloisons pour nous isoler les uns des autres. Cuisine très correcte, bien aménagée. Douches et WC insuffisants. Surprise : Une malade, Ghislaine, température à 38°5, tout le monde est aux petits soins pour elle. Qui aura le meilleur remède !
Ghislaine

Vendredi 20 mai 2005 – Pomps – Arthès de Béarn
Le meilleur remède c’est le médecin… C’est l’avis du groupe. Aussi, après une nuit plus ou moins bonne, à 9h Jean et Danielle me conduisent à Arthès de Béarn chez lz Dr. Une ordonnance pour quelques médicaments qui me mettront sur pieds rapidement, je l’espère… Après quelques conseils de prudence, je reprends la route via Maslacq et à l’hôtel Maugauber, halte pour l’après midi et la nuit.
Ghislaine

Samedi 21 mai 2005 – Arthès de Béarn – Navarrenx Hier au soir arrivée à l’hôtel de Maslacq sous le soleil. Accueil chaleureux, bienheureuse douche, repas jambon de Bayonne saumon sauce estragon et poire Belle-Hélène. Le garçon, lui, c’est Frédéric, fort aimable qui nous propose le pichet du pays. 7h30 : Dans le hall Jacques au piano nous joue la Marseillaise. Les bagages sont chargés. Anne-Marie veut même mettre ceux d’un autre Transbagage. La route s’ouvre devant nous : Montées et descentes, c’est le lot du jour. Pique nique où Florence et Olivier viennent nous rejoindre. Après le pique nique, toujours frugal du midi, départ vers Navarrenx. Après une courte marche facile (pour une fois) descente et plat, en sous bois. Nous n’avons pas pu profiter de l’ombre car le temps est menaçant et même orageux ! Après cette courte marche, donc, nous arrivons à 14h30 à Navarrenx, ville fortifiée à la demande du grand-père d’Henry IV, protestant, pour se défendre des catholiques… Voir vos manuels d’histoire pour la suite. 17h30 accueil par les hospitaliers de St Jacques, petit vin de bordeaux et signature des créanciales par une dame Strasbourgeoise, protestante, qui semble avoir gardé une dent contre les catholiques. (L’œcuménisme est encore loin !) Le soir, restaurant à l’hôtel du commerce dans l’annexe duquel nous dormons. Menu : Tomates à la mozzarella, cabillaud avec riz. C’est la semaine du riz ! Au dessert, grosse surprise pour Florence et René qui à peu de jours près fêtaient leurs 20 ans respectifs. Par discrétion pour Florence on ne dira pas l’âge ! Et 2ème surprise : Un béret basque, chacun, de couleur rouge, bien sûr ! Voir les photos où chacun des 12 a essayé le symbole basque. Cabillau, tous à vos encyclopédies, Jeannot et Olivier Fraisse ont lancé la polémique : La morue, poisson des mers froides ? Cabillau, poisson des mers chaudes ? Et si le Cabillau s’appelait Morue seulement après le salage ? Réponse pour l’année prochaine… Vous y penserez !!!
F et R Pagès

Dimanche 22 mai 2005 – Navarrenx – Arroue
Aujourd’hui c’est un peu plus tard, qu’on a prévu notre départ, Car hier soir à l’église, l’hospitalière, en garde, nous a mise : Par temps de pluie votre GR, risque de vous jouer un mauvais air ! L’eau dans le sentier affluant, C’est pu un ch’mur, un océan ! Alors pèlerins, prenez la route, c’est plus sûr, plus court, pas de doute. Cinq kilomètres en moins, du gâteau, on peut rester plus au dodo. A dix heure ainsi nous partîmes, tranquilles, confiants, comme est en gym. Mais Jeannot n’était pas content, que l’on ne marche pas tous en rang. A gauche vous devez tous marcher, J’veux pas en voir des deux cotés ! Vu qu’on est bien obéissant, on s’est mis à l’alignement. Sur cette route bien agréable, traversant bois et de beaux prés, certains devisaient toujours affables, tandis que d’autres en silence priaient. La pluie de temps à autre mouillait, mais c’était pas pour nous déplaire. Après soleil des jours derniers, comme l’onde pure d’une rivière, mais l’heure approchait de midi, quand nous arrivâmes à l’abri, que Jean Marie a bien choisi. (Que par nous tous il soit béni !) Le moment d’ailleurs opportun, car la pluie redouble son grain. Un Jurançon dû à Éliane, fut apprécié, comme de nos pères la manne. Puis comme toujours joyeusement, nous partageâmes un bon pique nique, choisi avec discernement, pour sa vertu gastronomique. (Il fallut défendre notre part, contre Polly et sœur Bernard) Une heure encore et quelques pas : L’étape, nous arrivons au bout, à la ferme Bahateguya, près du village d’Arroue. L’hôtesse y fut bien accueillante, sa cuisine étant gouleyante ; sans doute pour entrer chez Morphée, c’était plutôt rusticité, mais moi qu’écris sur mon lit, je m’y sens toujours réjoui. J’en aurai fini ici, si ce n’était qu’Anne-Marie, m’a dit de parler de citronnelle ! Demandez lui donc à elle…
Jacques

Lundi 23 mai 2005 – Arroue – Ostabat
Après un petit déjeuner frugal (bouches sales de confitures : Kiwi et pommes, pêches, figues, à la ferme Bahateguya de Mme Barneix Irène nous prenons la route pour Ostabat (21km). Beaucoup de goudron et de sous bois. Éliane en ballerines et Danielle en savates jusqu’au point de rendez-vous à 11h30, où nous attendait notre dévoué Jeannot en 206. En ce jour de fête mémorable (66 ans de René), la table était dressée dans un endroit très bucolique, table ronde et sièges confortables, assiettes de couleur, verres remplis de Jurançon. Pour cette occasion notre trésorière avait mis les petits plats dans les grands. Boudins secs, saucissons et le reste comme d’habitude en attendant le gâteau (fameux pastis à la vanille). Repus et émoustillée, je laisse la plume à ma copine Éliane… Danielle Pas de sieste. Quel dommage ! Les pas s’étirent de plus en plus et la ferme d’Ostabat nous paraît si loin. Passage près de la « Stèle de Gibraltar » (sur la colline de Saint-Sauveur à Saint-Palais), point de rencontre des chemins de Compostelle du Puy en Velay de Tours et de Vézelay. Une grimpette, de la caillasse, de la boue, un boyau entre arbre et pipi de vache, puis une trouée et enfin la ferme ! Non ! Passons le village, une autre grimpette, et enfin la récompense : Une vue superbe sur les vallons et les montagnes lointaines, depuis une belle terrasse. Ah ! Farniente !… J’en pose le stylo… Éliane (Merci à vous compagnons de St Jacques qui m’avez permis de cheminer un moment avec vous. Hasta luego ! peut être. Bonne route…) Nous voici à la ferme Gaineko, un gîte tout neuf et superbement aménagé dans une ancienne porcherie. Nous y sommes accueilli chaleureusement par une gentille hôtesse et nous nous délassons sur une terrasse devant un splendide paysage verdoyant. Coup de téléphone de Jean-Marie et Jeannot. Ils sont en panne de gasoil avec le 4×4. Ah ! Là là.. Françoise et René volent à leur secours. C’est en compagnie d’autres pèlerins venus d’Allemagne, de Bretagne, d’Australie, de la Loire que nous passons à table et goûtons aux spécialités du pays basque, entre-coupé de chants basques, interprétés d’une voix de stentor par notre hôte. Un couple de Bretons qui fait suivre depuis Le Puy sa bombarde et son biniou nous jouent quelques airs et nous apprennent quelques pas de danse. Quelle ambiance ! Quelle agréable soirée !
Marie-Rose

Mardi 24 mai 2005 – Ostabat – Saint Jean Pied de Port

Mercredi 25 mai 2005 – Saint Jean Pied de Port – Roncevaux
L’ascension du col de Roncevaux ! Que de paroles dites, que de recommandations, que de craintes et pourtant, nous l’avons gravi. Nous avions pensé à tout sauf au vent qui poussait à l’inverse de la marche. Ravis, comblés : De beaux paysages plein les mirettes. Des moutons sans clochettes, des chevaux avec… Vous dire que ce n’était pas difficile serait un pieux mensonge. Oui, la grimpette à la sortie de Saint Jean Pied de Port coupait le souffle. Il y avait bien les quelques plats annoncés par Jean-Marie, mais quand même il fallait aller vers une autre côte encore plus dure. Le moral des troupes n’a pas faibli. Parlons aussi de la descente sur Roncevalles : Nous l’appréhendions autant que la montée. Elle était très longue et comme nous avions épuisé nos ressources, nous sommes arrivés au radar !
Anne-Marie

Jeudi 26 mai 2005 – Roncevaux – Zubiri

Vendredi 27 mai 2005 – Zubiri – Pampelune
A l’ombre, à l’aire de repos d’Iroz, Françoise et René attendent les marcheurs… Au point de rendez-vous donné par Jean-Marie.
Mercredi soir, donc, pour reprendre la suite, arrivée à l’hôtel Posada, près de l’abbaye de Roncevaux ; coup de chance, sur les deux hôtels, Jean-Marie avait choisi celui du bas ! L’autre : Il fallait encore remonter !!! Repas à 20h30. Messe rapide et bénédiction des pèlerins à 20h. Tapas :Entrées multiples, charcuteries, asperges, ronds de je ne sais pas quoi ? (poisson ou viande) Saucisses puis petite côte d’agneau et… des frites ! Qu’elles étaient bonnes ! Nous en avons demandé un 2ème plat. Avec un petit vin de Navarre. Après une nuit bien réconfortante et longue, trop longue pour nous, puisque le petit déjeuner n’était servi qu’à 8h30… Grosse déception générale, habitués à commencer la journée à la fraîche. Bon !
Jeudi, l’étape Roncevaux – Zubiri devait nous sembler plus facile sur le plan général, la moyenne est à la descente. Il y avait quand même des petites grimpettes qui rappelaient la fatigue de la veille, et quelques petites descentes pierreuses, qui rappelaient à Jeannot d’être prudent avec ses genoux ! Vers 16h arrivée à Zubiri. L’hôtel Hosteria de Zubiri, aux murs épais, qui conservaient bien la fraîcheur réconfortante après la chaleur de la journée. Accueil en musique, salle de télé, bibliothèque, petit demi bien frais pour les hommes, sauf Jean-Marie, qui a préféré la citronnade avant de repartir chercher le 4×4 et les bagages. Repas à 200h30. Les menus avaient été choisis par chacun et remis avant 19h pour être servis à 20h30. Plutôt 21h, heure à laquelle il manquait Jean-Marie et Jeannot, partis faire du repérage comme chaque soir de notre périple. Pour l’étape du lendemain : Pampelune ! Ce qui ne paraît pas facile, d’où une légère polémique un peu embrouillée par la fatigue de chacun… La nuit portant conseil… A chaque jour suffit sa peine…
Vendredi matin, la fatigue de Françoise et René a permis aux huit autres de marcher… Le 4×4 et la 206 sont là avec nous à l’aire de repos d’Iroz. Nombre de pèlerins, je ne les ai pas comptés, s’arrêtent et prennent leur petit déjeuner (9h30-10h) assis sur les bancs de pierre et aux tables de pierre. Aire certainement récente, car les arbres sont petits, et l’ombre très légère. Le midi, cela ne doit pas être drôle ! Tiens ! Notre Argentin, avec ses chevaux longs et frisés, qui passe. Tiens ! voilà nos cyclistes d’hier, la dame toute seule d’hier midi. Tiens ! Voilà la jeune, toujours suivi par un chien qui a décidé de la suivre comme nous dans l’étape de Saint Jean Pied de Port à Roncevaux ; un chien, ce n’était pas le même, nous suivait ; on essayait de le chasser, mais il revenait, enfin débarrassé à la frontière, (au panneau annonçant l’entrée en Navarre) il nous a quitté. Mais oh ! Surprise, hier après midi, lors d’une petite pause, avant Zubiri, il était là, couché près de nous… Ce jour nous ne l’avons pas vu… Il est 10h20, Françoise dort toujours dans la 206… Carpe Diem !
Petite note personnelle : Assis là, en train d’écrire, je dois passer pour un touriste. Les pèlerins posant leur sac, parlent entre eux et ne s’adressent pas aux touristes… Ce serait du racisme ?
Françoise et René

Samedi 28 mai 2005 – Retour
I- Ecoutez bien, fin de la marche, ça donne du courage
Ça donne envie de voyager un brin
Ça fait du bruit et ça n’est pas très sage
Mais ça fait rien, ça mange aussi du pain.
Refrain : Ça fait, ça fait, ça fait rien (ter)
Rien de rien, de rien, de rien, rien.
II- Ecoutez bien mes bons amis, à l’heure du pique nique
J’en connais trois qui ne sont pas des mages
Ils dévorent tout comme des ogres
Mais pas de panique, c’est qu’ils ont un train à prendre.
III- Ecoutez bien mes bons amis, encore des kilomètres
Et nous seront prêts pour prendre le train
Pampelune Paris, et à l’année prochaine
Saint Jacques, c’est sûr, c’est lui qui nous entraîne.

Arrivé à la gare de Pampelune, après une attente de 4h, Françoise, René, Jacques, Anne-Marie et Jeannot ont un train pour 18h. Jean-Marie et Marie-Rose prennent les créanciales pour les faire tamponner à l’office du tourisme e Pampelune et les redonner au groupe. Adios ! Adios ! Et l’année prochaine, place à d’autres aventures sur les chemins de Saint Jacques… Que Calor ! Aïe! Aïe! Florence/Olivier

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2004-De Cahors à Aire sur l’Adour

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De Cahors à Aire sur l’Adour / du 2 au 10 juin 2004

Le 1er juin 2004
Trois pèlerins sont partis de Beauvais en voiture. Cinq autres par le train. Deux sont arrivés en voiture de Marvejols.
Tous les dix avons participés à la messe de 18h à Cahors.
La chartreuse champagne offerte par Colette. – Menu typique – Et le mercredi 2 juin chemin vers Cahors et autre.
Françoise Pagès

Le 2 juin 2004 : Cahors – Lascabanes
Après une nuit calme sur les bord du Lot (1), et un petit déjeuner copieux à l’hôtel des Chartreux, 7h45 départ des 8 pèlerins. Les 2 chauffeurs, Jeannot et Jacqueline, chargés d’intendance partent plus tard pour nous attendre à Farre où le cultivateur nous prête son terrain et partage avec nous l’apéritif. Et les pèlerins ?
Après une « escalade » de la falaise de Cahors, nous avons pu découvrir le panorama de Cahors, et son pont Valentré, depuis le pied de la crois Magne. Ensuite les plateaux du Quercy blanc, où le terrain, collant et boueux a eu raison des semelles de Ghislaine… Peut être marchait-elle trop vite… Elle n’a pas eu le temps de décoller les pieds…
Sentiers ombragés, descentes assez pentues, pour arriver vers 15h30 à Lascabanes, où nous attend un gite très propre, convivial et très sympathique.
A la messe de 18h un Hermite nous fait un lavement des pieds, comme le faisait jadis les moines avec les pèlerins, selon la règle de St Benoît.
Le soir friton de canard pour 4, sauté de porc au Quinoa, Cabecou (petit chèvre de Rocamadour) et biscuit aux pommes. Un petit vin de Quercy, de Lascabanes,. Eh ! Oui ! un vrai de vrai du crû !
René Pagès
(1) Où, le matin, pendant le petit déjeuner, nous avons vu passer toute une famille de ragondins qui remontaient le Lot.

Le 3 juin : Lascabanes – Lauzerte
Nous quittons notre sympathique gîte après un bon petit déjeuner. Pas loin nous découvrons une « Cariotte » dans un très bon état…
Chemin faisant, surprise sur la gauche, une petite halte pour un court recueillement et prière. Marie-Rose, toute concentrée sur son chemin, manque celle-ci… Sue les chemins de St Jacques on oublie tout…
Il fait beau mais frais, sentiers ombrageux et quelque peu gras. Mes chaussures n’ont pas résisté au sol argileux, semelles béantes, me voici clopin-clopant à la recherche d’une ficelle pour maintenir la semelle sur la chaussure. Heureuse coquille St Jacques que Florence a confectionnée me dépanne (voir photo, si celle-ci est réussie).
Toujours à la recherche d’un super coin pour le pique-nique… Nous dévorons… Ne traînons pas trop sinon une flemme risque de nous prendre… Mais une belle grimpette nous attend.
Arrivés en périphérie de Lauzerte, notre hôtel cabanon est très accueillant. Il y a une piscine où seuls nos courageux Jacqueline et Jacques, avec une eau à 20°, feront trempette. Pendant ce temps, certains à la sieste, Jean-Marie et Jean m’accompagnent à Moissac pour trouver une paire de chaussures. Sur la route de Castelsarasin, un magasin de sport, et je trouve mon bonheur.
Après le repas, qui est excellent, avec du pain fait maison, nous partons à 5 pour la cité médiévale de Lauzerte. Heureusement que nous n’avons pas raté cela. Certains l’ont fait en fin d’après midi.

Anecdote : Le magasin où j’achète les chaussures offre pour la fête des mères 20% de réduction sur les articles femmes. Ne trouvant pas de chaussures à ma taille chez les femmes, j’en trouve une paire chez les hommes. Comme c’est un article homme, je n’ai pas de réduction… geste commercial, j’obtiens 10%.
Ghislaine

Le 4 juin 2004 : Lauzerte – Moissac
Après une excellente nuit pour tous, un petit déjeuner des plus succulent, les confitures vont finir dans nos poignets d’amour. Nous prenons la route vers 8h, la journée s ‘annonce fort chaude, malgré la cote évitée, soi-disant ! Nous peinons dans les différentes grimpettes. Les gîtes sont toujours aussi attrayant, heureusement. Au tournant d’un chemin, une petite église à Sainte Germaine nous accueille, sauvée de la ruine, un recueillement salutaire, mais j’oubliais un gîte et son pigeonnier sur pilotis, une pure merveille dans la nature, et de nouveau nous reprenons notre marche solitaire. Peu de commentaire de la part de chacun, nous sommes tous absorbés par les sites et les fruitiers. Nous avons du mal à résister aux cerises.
Alors que nous arrivons sur la nationale, que voit-on ? Le 4×4, Jacqueline chargée d’une cagette de cerises bien rouges. Jeannot en est le bienfaiteur, les 15kg n’ont pas fait ouf ! Un régal ! Aujourd’hui, la lanterne rouge peine vraiment !!! Les trois derniers kilomètres pour « bibi » furent l’abandon. Comme toujours, Jacqueline, une vraie mère : Repas dans un cadre toujours reposant, au petits soins pour chacun, par-contre je n’ai pas repris la route ! Alors ! Un vide ! Arrivé à l’abbatiale, nous montons les sacs tous plus lourds les uns que les autres. Trois, ouf ! Nous sommes installés. Maintenant nous attendons le reste du troupeau pour la visite du cloître. Je reprendrai plus tard. Non ! Je laisse la verve de Jacqueline.
Colette Henry

Le 5 juin 2004 : Moissac – Saint Antoine
« Prenez de très bon cœur, mes frères, toutes les épreuves par lesquelles vous passez, sachant que le test auquel votre foi est soumise, produit de l’endurance, mais que l’endurance soit parfaitement opérante afin que vous soyez parfaits et accomplis, exempts de tout défaut » :
Saint Jacques.
L’excellente matinée de ce jour par un chemin de halage de 13 km en bordure du canal de la Garonne ne fut une épreuve pour aucun de nos joyeux pèlerins : Chemin bien plat, ombragé, en bordure d’eau ; on pouvais deviser en toute sérénité ; de propos édifiants bien sûr : « Facile ! Les chemins de Saint Jacques !!! » Mais il y eut le pont de Pommevic=0 C’est fini l’ombre et la douceur, voici la route et le soleil . Toutefois c’est supportable, car Jeannot et Jacqueline sont tout de suite là avec eau fraîche et déchargement dans le 4×4 de nos sacs, ce qui permet d’atteindre l’agréable lieu de pique-nique en bordure de la Garonne, bien à l’ombre sur herbe verte et tables de bois. Bon repas avec apéro de la vigne picarde de Jean-Marie, rosé et Cahors avec le fromage. Jeannot et Jacqueline sont de parfaits restaurateurs.
L’épreuve et l’endurance qui en est le test surmontés (avec le sourire) dont nous entretient Saint Jacques vont de suite faire leur apparition. Départ sous le chaud soleil de midi (au soleil), pas d’arbre, du goudron. Soyez heureux mes frères, qui prirent cela de bon cœur. Je le vis à vos visages souriants en arrivant au gîte de Saint Antoine. Le plaisir de la douche s’est ajouté à la joie d’avoir triomphé de ces 8,8 km ensoleillés. Vous voici parfaits et accomplis.
Jacques

Le 6 juin 2004 : Saint Antoine – Lectoure
Après une bonne nuit en commun dans notre dortoir et un fou-rire provoqué par un bruit intempestif (il faut dire que notre souper fut copieux et composé entre-autre de fèves), nous voici sur le départ à 7h30. Il fait bon, la journée va être chaude. Première halte à Flamarens pour y admirer son église et son château imposant du 15è siècle, en cours de restauration. La toiture de l’église s’est même écroulée en janvier.
Notre route se poursuit dans le Gers le long des cultures de blé, de haies parfumées par les troènes, de ruisseaux qui nous rafraîchissent un peu. Le paysage est allongé et notre route descend, monte, descend en passant près des ruines du château de Gachepouy construit à la fin des guerres de religion vers 1585.
Nous voici arrivés à Castet-Arrouy, joli village avec sa place accueillante où nous devions avoir rendez-vous pour le repas de midi. Mais il n’est que 11h15, aussi nous chargeons Jeannot et Jacqueline de nous trouver une halte plus loin. Nous faisons tout de même une petite pause sous les ombrages en compagnie d’autres pèlerins et remplissons nos bouteilles. Plus loin nous rencontrons Jeannot et Jacqueline stressés par la circulation gersoise et désolés de ne rien trouver sur notre route. Tout compte fait à 500m du GR65, ils nous dénichent un endroit charmant, près d’une ferme abandonnée, sous un auvent qui ne résistera peut être pas à la prochaine tempête…
Aujourd’hui c’est la fête des mères. Après un verre de jus de pamplemousse ou kir, repas bien copieux. Françoise mange dangereusement avec une pierre en équilibre au dessus de sa tête. Petite pose, sieste pour certains, le départ se fait en trois fois. Il fait chaud, nous apprécions de suivre la rivière, de marcher en sous-bois. Nous arrivons à Lectoure par une difficile grimpette. Nous apprenons que le gîte qui se trouve à 2 km est fermé. Nous décidons de visiter la cathédrale gothique saint Servais et saint Protais dont la flèche de 90m érigée en 1500 fut démolie en 1782; nous remarquons les portes peintes en bleu de Lectoure, la fontaine de Diane et faisons un tour dans le parc de la Cerisaie qui nous offre ses cerises. Plus que quelques centaines de mètres et nous voici arrivés au gîte de Saint Jacques.
Marie-Rose

Le 7 juin 2004 : Lectoure – Condom
A l’unanimité nous n’irons pas à La Romieu et nous prendrons le sentier et surtout le moins possible de macadam.
Après une soirée écourtée au relai de Saint Jacques de Lectoure, à cause des moustiques, départ à l’heure. C’est formidable la discipline se fait toute seule. Pas un (ou une) ne s’est oublié(e). L’entraînement des années précédentes porte ses fruits.
Quelques anecdotes de la journée:
            Un pèlerin avec son sulky avait pris la route à sens inverse. Bien qu’il soit belge, ce n’est pas une histoire belge.
            Aucune pèlerine à l’horizon aujourd’hui (du moins pour moi), où sont-elles passées ?
            A la chapelle Sainte germaine, un nouveau pèlerin faisait la pose.
            Surprise sur la route, un gros « nounours » nous rappelant qu’il faut boire, faisait partie de plusieurs originalités de décoration d’une habitation en bordure de route.
Arrivée au relais équestre vers 15h. Nous sommes performants. La rangée de douches et de toilettes a l’odeur des lieux. C’est rustique et il y a de l’espace. Marie-Rose retrouve les geste d’antan, faire sécher le linge sur l’herbe, il blanchira. C’est très calme mais l’on peut supposer que ce n’est pas le chant du coq qui nous réveillera, mais le hennissement des chevaux,
Deux explorateurs (Jeannot et Jean-Marie) partent en fin d’après-midi reconnaître le trajet du mardi. Il s’agit de réduire le chemin de 5 km pour une étape annoncée de 31,5 km.
Confiants en leur engin, mais méconnaissant le terrain, ils tardent à revenir, et pour cause, les voilà embourbés. Ce n’est pas la faute du terrain fougueux; il manque un treuil au 4×4. Attention Marie-Rose, tu sais les arguments sur la nécessité d’améliorer le matériel ou d’en changer. Surtout que le terrain que le terrain direct est Jeannot et sur ce sujet inutile que tu compte sur lui car il est demandeur du même engin pour la chasse en Lozère. Il a fallut chercher un agriculteur du coin pour les sortir de la mare et autour du pastis « Jeannot » nous avons tous constaté la boue sur les roues et la terre amassée sur le pont.
Mais merci de vos actes de courage. Moins 5 km c’est appréciable!!!
Anne-Marie

Le 8 juin 2004 : Condom – Eauze
Ce matin Anne-Marie est arrivée dans la chambre en nous passant le cahier pour la 2ème tournée. C’est comme les confitures quand il n’y en a plus il y en a encore.
Au départ du centre équestre, ce matin, nous sommes partis d’un bon pas, le coeur léger, à 7h30. Je ne pense pas que ce soit une question de discipline mais simplement l’heure de Jacques.
Il fait bien chaud quand à midi nous traversons les champs de blé ( en faisant attention de ne pas passer ailleurs que dans les roues des tracteurs). Ouf! Après des « ohé ! » pour nous reconnaître, nous voilà au point de chute. A 15h, les plus courageux, 5/10 sont repartis chargés de bouteilles d’eau. En cours de route Jeannot et René dans le 4×4 de Jean-Marie nous font passer par Sénac avec Jacqueline et Colette, pour voir la cité gallo-romaine. Arrivé à l’hôtel d’Armagnac nous attendons (les 3 dames) René et Jean, qui cherchent un autre hôtel car René lisait la feuille de route de novembre 2003. Une bonne douche prise à 18h va lui rafraîchir les idées.
Françoise
Ce mardi 8 juin, coté intendance. L’échauffement de ma jambe gauche a fait dire au corps médical que je devais me reposer ce jour! Cela m’a permis de suivre Jacqueline dans ses travaux d’intendance. Cette année la logistique est appuyée par Jeannot qui traîne son genoux droit dans une genouillère décorative. Lui, conduit le 4×4 avec les bagages et précède Jacqueline qui respire le parfum du mazout…
Jacqueline, cette année, n’a pas à retourner chaque soir chercher le 4×4… Elle est soulagée et Jeannot est content. Coup de frein brutal! Jeannot vient de dépasser le petit chemin qui devait conduire à une tour du 13ème… Jacqueline peste contre cette conduite un peu imprévisible…
Ah ! La Jacqueline, il faut la voir faire ses courses ! Profitant des promotions, visant le moins cher mais quand même le meilleur. Qu’est-ce qu’ils vont dire si je dépasse. Tu crois que ça ira ? C’est pas trop cher ? Les tranches sont pas trop fines ? Ah! Il y a des pommes en promotion! Ah! Non! 5Kgs c’est trop  Je n’ai plus de place dans ma C3.
Il faut la voir la Jacqueline, installant la table et les pliants, le midi, préparant l’eau fraîche, commençant à servir dès que les premières têtes de pèlerins arrivent; ensuite faisant le tour de chacun, lui offrant une tomate, une tranche de pain, un bout de charcuterie, veillant à ce que les routards fatigués ne manquent de rien, et enfin, elle s’assoit près de son Jacques, Merci Jacqueline !
Cahier au suivant : PS : A la ferme Basquin un panneau à l’entrée prévient que les pèlerins se trouvent sur une propriété privée et ne doivent surtout pas s’arrêter. En passant devant les dames Jean-Marie les informe que nous avons sali le gazon en le regardant.
Grâce à Jacques nous avons dégusté un Armagnac de 20ans d’âge (S’il avait 3ans c’est à dire « *** », 6ans d’âge VSOP, 12 ans « Hors d’âge », 20ans « Réserve », au delà « millésimé »

Le 9 juin 2004 : Eauze – Nogaro
Après une nuit tumultueuse et un petit déjeuner orageux, nous prenons la route vers 7h30. Le pas est ardent, allons nous tenir à ce rythme… Heureusement la chaleur n’est pas encore là ! Grimpettes, plats, routes goudronnées; je trouve la nature moins belle.
De belles fermes, très peu de monde, tout est fait ce matin pour la méditation. Après la ferme du Peyret nous prenons la direction de Manciet. Halte devant l’école des garçons et des filles, belles fresques, les petites mares sont les bienvenues ainsi que l’eau. Un tilleul nous parfume et calme les esprits. Nous avons presque terminé notre parcours et il n’est que 10h1/4. En passant, une petite anecdote de Sire guillaume qui prétendait imposer quelques économies à son compagnon de route « Je vous mène bien à mes dépends, ne vous mêlez de faire bonne chère car, Dieu en soit loué, j’ai assez d’argent pour nous retourner en notre païs », car il aimait la bonne chère comme nos bons amis où rien ne les arrête pour un bon pique-nique ! Où Jeannot et Jacqueline se donnent un mal fou pour nous faire découvrir une jolie petite chapelle. Et plouf ! Ma poule ! Il faut déménager car ces maudits pèlerins ne veulent pas faire des mètres en plus !… Bancs de pierre fort apprécié. Sieste et top! L’on repart sous une chaleur torride. 5 km et l’on arrive à Nogaro, village sans expression, bon hôtel et repas succulent. J’oubliais, à l’intérieur de l’église de belles fresques romaines découvertes en 1997… Suite au prochain numéro.
Colette

Le 10 juin 2004 : Nogaro – Aire sur l’Adour
Dernière étape de nos chemins pour 2004
Jean-Marie nous trouve une petite route qui traverse le GR pour nous épargner quelques kilomètres. Nous approuvons tous…
En cours de trajet, nous rencontrons une pèlerine qui tire un chariot à une roue, celui-ci attelé sur ses épaules. Drôle de chemin. Dans un village, un gentil petit vieux qui devant sa maison a fabriqué des bancs pour les pèlerins fatigués. Il offre eau et cerises à ceux-ci. Il nous indique un raccourci pour gagner un petit kilomètre.
Repas: Jeannot nous promet du cou farci… Mais la boîte indique gésiers confits. Où est l’erreur.
Après un repas copieux et une sieste réparatrice, nous repartons sous la chaleur. Plus que 9 km, les derniers de cette année…
Arrivé à Aire sur l’Adour une plaque indique « Saint Jacques de Compostelle 936 km », nous sommes sous la barre des mille.
Bon hôtel, où nous attend un repas gastronomique avec un chef super élégant qui fait sa cuisine…
            Potage de légumes avec perles du Japon,
            Assiette du pays (jambon, foie gras, gésiers, salade)
            Palombe au vin de pays flambée à l’armagnac,
            Mousse au chocolat, crème caramel ou sorbet.
Dernière photo sur le parvis de l’église, nous cherchons un clampin pour la photo de groupe (une jeune refuse, elle n’a pas le temps), un couple de promeneurs nous rend ce service.
Dernier adieu ! Rendez-vous pour le départ. Ultréia, à l’année prochaine.
Ghislaine

Le 11 Juin 2004 : Aire sur l’Adour – Beauvais
Collectif. La bande (le club) des cinq,
Sous la houlette de Sieur René qui acheta à la pompe Total un tristan et un cahou en compagnie d’une aïti (papi en basque) avec sa charcuterie de 2 ans. Le repas fut pris dans le TGV, à partir de 11h. Il faut dire que nous avions déjeuné vers 5h30, après une nuit orageuse. Le trajet en car SNCF fut sans surprise car nous avons dû arrêter le 4×4 (pas de frein à main) au risque d ’ébranler l’immeuble de l’hôtel et de réveiller le reste de la troupe de Saint Jacques.
« Cool ma poule ! » Disait René à Jacqueline.
« Floc mon coq ! » Disait Jacques à René,
NB : Le Floc est l’apéritif du Gers,
Anne-Marie

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2003-De St Chély d’Aubrac à Cahors

Lundi 9 juin – Lundi de pentecôte – Ferme équestre du Pech – Cahors

A la sortie du Pech, nous avons suivis une route départementale que nous avons croisé deux fois, puis nous avons traversé le plateau. Le paysage était magnifique, agrémenté de plantes variées. Ensuite nous avons descendu longuement vers Cahors.
L’heure respectée, les dernières photos du groupe au bord du Lot. Puis la gare SNCF pour Ghislaine, Anne Marie et Jean. Surprise : Grève des trains, et voyage mémorable pour ses difficultés. Le reste du groupe s’est restauré à l’hôtel des chartreuses, d’une qualité exceptionnelle prise sur la terrasse en bordure du Lot.

Un pèlerin…

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Dimanche 8 juin 2003 – Limogne en Quercy – Ferme équestre du Pech

Jour de Pentecôte, jour de fête, relecture à l’envers.
Arrivé à la ferme équestre du Pech par une bonne grimpette, digne de celles des premiers jours, sur un trottoir très coloré (rouge brique, “c’est très rouge, non, j’ai vu encore plus rouge”, propos échangés par Jean et Jean Marie). A distance de cette conversation, jacques va au pied de la falaise, voir de près cette terre rouge brique.
Le trajet après le repas semble vite parcouru, grâce aux bienfaits de la sieste.
Jour de Pentecôte, repas de fête : Café – fraises croquées nature, patisserie “le pastis” (spécialité de Limagnole) avec des pommes du caramel liquide et de la pâte feuilletée, roti de porc et cornichons, pilon de canard, oeufs mayonnaise, tomates au sel.
La matinée se termine après 5 heures de marche. Défaillant Gilles et Anne Marie pour les 2 derniers kilomètres.
Au départ de Limagnole, le groupe demeure fort silencieux, il y en a même qui continuent à dormir sur le chemin ! Ce sont les mêmes qui étaient en retard au petit déjeuner… Vous savez, le père et le fils ( et le St Esprit) qui ont des points communs : Pour eux rappel des consignes :
1-Être prêt à l’heure
2-Participer aux tâches ménagères
3-Boire modérément (censuré par Jeannot, président)
4-Ne pas se faire servir
5-Sourire à tout moment
6-Attendre les derniers
7-Conversation politique et sociale n’entammeras pas
8-N’user de massage qu’en cas de nécessité
9-Penser aux automobilistes, ne pas se déporter
10-Bedaine tu perdras, éviteras le gras (censuré par Jeannot, président)

(censuré par Jeannot, président : 3-ça va pas, 10-ça va toujours pas !!! demande l’utilisation du droit de véto pour les points 3 et 10) ;-)

Anne-Marie

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Samedi 7 juin – Gréalou – Limogne en Quercy

Après un petit déjeuner dans la bonne humeur, dans cet hôtel vieillissant, avec nos hôtes aux cheveux blancs dont les sourires joviaux tâchent de dissimulent la fatigue des ans; nous voilà partis. Il est 7h30. Le soleil brille. Le ciel est bleu, d’un bleu limpide et pâle. Une légère brise nous accompagne. Nous longeons un grand mur de pierres. Tels des géants, attachées à nos pieds, nos ombres nous précèdent. Le soleil commence à nous chauffer la nuque. De part et d’autre du chemin, des nuages accrochés aux cillines avoisinantes, comme des volutes de coton, nous rappelle que ous avoisinons les 375m d’altitude !
Quelques vignes invitent notre “Jula” a une escapade entre les rangées bien droite et soigneusement désherbées. Elle devra demander notre aide pour ressortir.
Après un petit détour vers le nord, nous plongeons vers Cajarc. Nous faisons une halte au “Casino” pour se refaire… des forces bien sûr.
Nous quittons Cajarc en franchissant le lot par une passerelle longeant le tablier du pont métallique suspendu, à voie unique. Nous longeons un ruisseau, petit affluent du Lot, puis remontons quelques kilomètres pour atteindre un havre de paix aux sources du village de St Jean de l’Aur.
Une jeune femme, conseillère municipale, vient puiser de l’eau à la fontaine. Jeannot qui reconnait les lieux avec la voiture de Jacqueline, aide celle-ci embarassée par son bidon, l’entonnoir et la pompe, à remplir sa réserve d’eau fraîche, que nous allons par la suite aprécier. Cette nymphe à la fontaine suscite notre intérêt à marquer la pellicule. Elle nous explique que la municipalité envisage d’améliorer le site par des tables, bancs…
Après un repas reconstituant, une petite sieste de 20mn sous le cerisier? Jula est couchée au milieu du rang des pèlerins allongés. Un ronflement se fait entendre, qui va réveiller les pèlerins, c’est Jula !
Avant de repartir, nous admirons les carpes, que Florence essayait de domestiquer.
Nous reprenons la route et après deux bonnes heures par des chemins rocailleux, mais ombragés, nous arrivons par une chemin “botanique” au gîte communal de Limogne en Quercy. Ouf ! Un peu d’eau fraîche.
Gilles

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Jeudi 5 juin – Livinhac le Haut – La Cassagnole – Gréalou

Poëme de Michèle Lefrançois au gîte “La Cassagnole” (relai de St Jacques)
Qu’as tu fait aujourd’hui pour que le monde soir plus beau ?

Je joue des mots pour écrire des images,
Donner naissance à la mémoire,
Poser des signes au coeur du temps.

Les mots sont des passeurs,
Qui vont de coeur à coeur.

Déchirons les enveloppes,
Ouvrons les personnages,
Crevons le temps,
Délivrons la vie.

Le vent n’emporte pas tous les mots,
Il en est qui s’accrochent désespérément au coeur des souvenirs.

Michèle Lefrançois

La cassagnole nuit du 5 au 6 juin 2003.
Ouf! Nous voilà arrivés à la Cassagnole. L’accueil y est sympathique et le cadre agréable.
Après les jolis paysages verdoyants du Lot, nous allons pouvoir nous évader dans des lieux exotiques :
Venise, Amarcande, Istambul, Prague (ce sont les chambres). Après cette nuit, bien délassante et un très bon petit déjeuner, nous attaquons mais bien “cool”, si bien que nous n’empruntons pas le bon chemin, et faisons 3kms supplémentaires d’un bon pas, sous une petite pluie fine, qui nous a donné l’occasion d’aérer nos pèlerines.
Pour le déjeuner Jacqueline et Florence nous ont trouvé un petit coin charmant à Puy-Clarel, chez des habitants très hospitaliers qui nous ont prêté tables et chaises. Super ! Déjeuner avec du paté de canard. Excellent ! Aujourd’hui pas de sieste, nous sommes à 2kms de Gréalou et de l’hôtel “Aux quatre vents” avec piscine !
Après la dépose des bagages, nous nous retrouvons sous les branches d’un cerisier chargé de fruits bien mûrs que nous ont offerts les hôteliers. D’autres ont bien aprécié la piscine. Pendant ce temps notre hôtesse nous installe le couvert sous le cerisier au milieu de la verdure. L’idéal !!!

Marie-Rose

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Mercredi 4 juin – Conques – Livinhac le Haut

R.A.S. – 19h50, nous partons dîner dans le bas du village, au bord du Lot. Quelle chaleur, et comme dirait Arlety : “Atmosphère, atmosphère… L’ambiance est chaude. Anne-Marie se fait masser (en petite culotte). Jacqueline a installé son petit nid et les cerises au bord de la route !!! J’espère qu’il y aura assez de papier WC.

A plus tard nous quittons le groupe demain midi.

Françoise.

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Mardi 3 juin – Espérac – Conques

Petits déjeuner toujours copieux entre miches et pain frais, nous sommes prêts à 7h40 pour sortir d’Espérac, via Sénergues, où nous faisons une petite halte au domaine du “Sénos”. Gîte d’étape très confortable de construction récente…
Un peu après Sénergues nous rencontrons un groupe de jeunes des classes de 5ème du collège Amans-Joseph Fabre de Rodez. Ils étudiaient les pèlerinagesen faisant un petit bout.
Dans la descente de Conques, bien plus agiles que nous, nous les laissons passer devant nous. Pour eux pas de problème de genoux ou de chevilles douloureuses…
Arrivée aux environ de midi à Conques. jacqueline et Florence nous attendent, coin d’ombre choisi pour pèlerins fatigués et affamés…
Découverte de la Basilique romane, dédiée à Sainte Foy, jeune agenaise de 13 ans martyrisée par les romains, et de son abbaye, accueil, où nous serons logés pour la nuit…Visite guidée de la basilique (explication du tympan sculté sur le thème du jugement dernier, et des vitraux très contreversés de Pierre Solage (chacun restant juge). Abbatiale animée par une communauté de “Prémontés” venant des abbayes de Saint Michel de Frigolet (Bouches du Rhône) et Saint Martin de Mondaye (Calvados). Ils assurent la prière liturgique, l’accueil des pèlerins et participent au ministère paroissial.
St Norbert y institue l’ordre des “Prémontés” entre la rigueur des Bénédictins et St Augustin. Seulement 70 Prémontés en France, 5 à Conques. Vêpres à 18h30. Repas du soir pris au restaurant de l’abbaye servi par des hospitaliers (personnes bénévolespour le service). Complies puis bénédiction des pèlerins avec partage de pain et Evangile de St Luc. Concert d’orgues et spectacle son et lumière des vitraux de Pierre Soulages…

Ghislaine

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Lundi 2 juin 2003 – Estaing – Espeyrac (24,5kms)

Réveil à 6h, le matin pour les lève tot. Ce matin, le petit déjeuner se passe en gîte, préparé par les pèlerins. Jacqueline et Jacques se hâtent d’aller nous chercher des croissants (du pain frais). Olivier laisse sa voiture à René, Jacqueline et Françoise iiront faire les courses pour le midi et c’est reparti, les pèlerins quittent les lieux à 7h35 !
René

PS : Merci à chaque auteur de bien vouloir signer.
Françoise.

Une autre histoire de fromage !!!

Sur le plateau, juste avant de descendre à Espeyrac, de drôles de bêtes à cornes. Des buffles; deux troupeaux, celui-ci pour le lait, lait beaucoup plus riche, en moins grande quantité, pour fabriquer la mozarella. 47 bâtes originaires pour certaines d’Italie ou d’Asie. Bêtes très paisibles, qui consomment moins d’herbe et sont très rustiques, (moins fragiles que les boeufs). Hier dimanche, journée caniculaire, 16 bêtes se baignaient dans la mare. Un gros orage a détruit le semis de haricots verts de la personne agée qui nous a renseignée au village “Les Angles” pour retrouver notre route.
Le deuxième troupeau se trouve à Conques, il fournit de la viande… Peut être en mangerons nous à l’abbaye !
Un pèlerin

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Samedi 31 mai 2003

Grand plaisir de se retrouver sur la place de St Chély, ce matin.
Il manque encore Olivier et Stéphanie qui arriveront demain, Annie, Michel, Dominique et Marcel, indisponible cette année. Où est passé Colette ?
That’s the question? Après photo sur le pont du départ, une bonne petite grimpette pour nous mettre en jambes, c’est ce magnifique paysage de l’Aubrac, et des fleurs, des fleurs à profusion, sous ce beau ciel bleu : narcisses, ancolies, gentianes, pervenches, myosotis, veilles sauvages, genêts… Puis une belle châtaigneraie. Jamais je n’ai vu de troncs aussi énormes, sapins, noyers, etc… Et après une encore bonne montée sous le soleil, nous arrivons à la Rosière où un bon déjeuner offre un agréable partage.
Sieste en commun avec une bonne (vache) pour certains, repos aussi pour les autres. Puis courte demi-étape vers St Côme où nous arrivons vers 17h.
Visite de cette fort belle bourgade avec son clocher torsadé. Messe à la maison de retraite où Anne-Marie a fait la lecture. Bon dîner aligoté. Revisite et extinction des feux à 22h. Chouette journée. Excellente remise en “Camino”.
Jacques.

Gîte un peu bruyant pour ceux qui dormaient au 2è : un seul WC à coté du dortoir ! Donc nuit un peu courte pour certains. La fenêtre ouverte, le rideau tiré, Françoise comptait les étoiles.
René

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2002-Du Puy en Velay à St Chély d’Aubrac

Mardi 27 août 2002

Départ de Nasbinals après un bon petit déjeuner, en direction de Saint Chély d’Aubrac pour la dernière étape (pour la première année) sur les chemins de Saint Jacques. Les bagages sont emportés dans la remorque et nous, nous partons dans la joie… En traversant l’Aubrac, nous avons parcouru une vaste étendue de pâturages où il y avait des troupeaux de vaches, taureaux… Avec les burons.
Cocasserie : Gilles, Stéphanie, Ghislaine et Annie ont eu une « peur bleue » :
»Horreur un taureau en vue » Finalement en regardant de plus près ce n’était qu’une grosse vache. (les pis de la vache étaient cachés)
Déjeuner que nous prenons à Aubrac, mais avant nous avons visité l’élise ND des pauvres, dômerie d’Aubrac. Ensuite super festin avec des produits régionaux. Miam ! Miam ! Plus rien après le repas… Que des miettes.
Florence

Après avoir nettoyé la salle qui nous avait été prêtée gracieusement, Michel bat le rappel au son du sifflet, afin que tout le monde se rassemble. Direction Saint Chély d’Aubrac. Le chemin qui devait nous y emmener était formé de sentiers à travers bois, d’une très belle calade et de route bitumée. Petite particularité : ce dernier était tout en descente. A l’arrivée, plusieurs d’entre nous ont pesté contre celui-ci qui avait mis à rude épreuve nos articulations. Heureusement Colette et Janine Veron nous attendaient à l’église avec une délicieuse tarte aux myrtilles.
Le soir : De retour à Marvejols nous nous sommes tous réunis chez Jean-Marie et Marie-Rose pour prendre une dernière fois l’apéritif ensemble avant de se diriger sur Saint Léger de Peyre, où nous attendait une truffade doublé d’un Aligo pour clore la première étape de notre périple vers Saint Jacques de Compostelle.
Un pèlerin…

Lundi 26 août 2002

Après le petit déjeuner et la signature des crédenciales, en route pour Nasbinals. Pluie en cours de route, notre pique-nique est menacé… Nous sommes accueillis à la ferme des Gentianes. L’hôtelière nous propose en apéritif du vin de thé (excellent et surprenant). Du vin de Marcillac et un très bon gâteau du mendiant. Malheureusement Marie-Rose a quelques problèmes gastriques et ne peut pas profiter de ce repas.
Carton rouge pour Jeannot qu a gardé la clé du « 115 » dans sa poche… à rendre. Anne-Marie nous raconte sa nuit de noce au « Pont du Gaurnier » où les jeunes mariés n’ont pas pu avoir leur chambre pour la nuit. Nous reprenons lourdement notre chemin pour le hameau de Finuyrold. Louis Dalle y fut déporté à Buchenwal du 15/9/44 au 16/4/45. « C’était une grâce pour lui d’être sorti de cet enfer ». Missionnaire au Pérou de 1948 à 1982, un indien parmi les indiens.
Puis nous découvrons l’Aubrac et ses merveilleux paysages. Quel dépaysement !!!

Troupeaux de vaches d’Aubrac très caractéristiques, œil cerclé de noir, cornes effilées et assez longues, et le super taureau que l’on ne voudrait pas voir sortir des enclos. Au loin un buron et de magnifiques drailles qui nous conduisent à Nasbinals… Michel a laissé son vélo pour faire la marche avec nous, il a écopé comme tous de petites ampoules.
Personnalités de Nasbinals :
Louis Roux, accordéoniste/Compositeur
Piemounet rebouteux réputé
Le soir repas « Aligot ». Joyeux moment pour couper le fromage qui file, nous en redemandons des parts supplémentaires. Quel régal !!! Découverte de ce plat pour quelques uns des pèlerins.
Ghislaine

Dimanche 25 août 2002

Tous les randonneurs sont présents au pèlerinage à la chapelle Saint Roch. En Lozère encore une pluie fine… Puis en voiture et à vélo, tous rejoignent Saint Alban sur Limagnole. Un bel orage éclate à la fin du repas. Heureusement nos pèlerins sont à l’abris sous le porche de la salle des fêtes. Puis on repart direction Aumont Aubrac. Un repas Pentagru »lique est servi à nos pèlerins fourbus à l’Hôtel Tourière. Logés au petits soins, tous dormiront dans la paix du Seigneur.
Michel L.

Samedi 24 août 2002

Départ de SAUGES. 8 heurtes précises, haut lieu de la terrible bête du Gévaudan. A petits pas les randonneurs s’ébranlent « guillerets ». Jeannot sagement ferme la marche, soudain au détour d’un village il s’égare, mais très vite, grâce à son fils Olivier, il retrouve le droit chemin. Petite pause le midi au Villeret d’Apchier, au pays des métiers à ferrer les bœufs, ; puis le groupe des « jacquards » beauvaisiens filent vers le domaine du « Sauvage », dernière étape en Haute Loire avant la Lozère , si chère à nombre de pèlerins du groupe. Quelle magnifique soirée dans ce lieu et cette vieille bastide. Stéphanie et Gilles font merveille en nous chantant des mélodies de leur répertoire de la chorale des amis de Saint Jacques de Compostelle. Un couple étrange, un belge, une canadienne, qui sont-ils ? Ordre du Temple solaire ? En effet à l’aube ils avaient disparus…
Michel L.

Vendredi 23 août 2002

La côte de départ semble moins difficile qu’hier. Heureusement le reste du chemin est plus plat. Olivier a pris en charge les trois pèlerines de Carpentras (une mère, sa fille, une amie de la jeune fille).
Michel veut à tout prix récupérer les tenues des serveuses de la soirée tahitienne. Demain il doit défiler dans le village, déguisé en sac poubelle.
Soirée massage à nouveau. Les amateurs sont plus nombreux. On sent l’huile essentielle dans tout le couloir.
Un Pèlerin…

Jeudi 22 août 2003

Lever matinal pour assister à la messe de 7h00. Un accueil remarquable par l’évêque du Puy en sa cathédrale. De 30 à 40 pèlerins sont prêts après s’être reconnus auprès de la statue de Saint jacques. Tous équipés pour affronter le parcours, bourdons de toutes tailles.
Des précautions contre le soleil : La générosité d’Annie, permet à Florence de se passer de la crème (anti-rides) sur les jambes !!!
Surprise ! Sur le chemin, à La Roche, une jeune fille offrait des boissons chaudes, du cassis « fait maison »… Michel et son vélo :indispensable… L’aire de pique-nique nettoyée par Jacqueline… Tous ces services, ces bienfaits, sont des plus, que tous apprécient
Saucisses et lentilles vertes du Puy au menu du repas du soir qui s’est terminé par la bise de Stéphanie en raison de son anniversaire.
Un Pèlerin…

Massage au premier étage de l’hôtel… Le tenancier nous rappelle à l’ordre. C’est la première fois de la journée qu’il n’est pas amorphe…
Anne Marie se promène en soutien-gorge dans le couloir tellement elle est détendue.
Un Pèlerin…

Mercredi 21 août 2002

Le groupe est au complet à l’arrivée au Puy à 11 heures. Quelques soucie pour le transport des bagages, mais la logistique définie par Jean Marie a solutionné tout problème.
Un Pèlerin…

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